1 96 Lettresce , & même l’abandonnement d’unepartie de ses droits, elle ne put leursauver que quelques débris d’une for-tune qui , avant les procès perdus ,ne laissoit pas detre considérable. Elleresta donc presque sans bien pendantun aster grand nombre d’années , &jusqu’à son mariage avec M. de Forge -ville, ancien Officier des Mousquetairesgris (/z), homme très - estimable à touségards, très-aimable même, malgré savieillesse, & les infirmités auxquellesil devint sujet sur la fin de sa vie. Austîsaima-t-elle bien sincèrement, 8c eut-elle pour lui, tandis qu’il vécut, toutesles attentions & tous les foins d’uneépouse tendre & vertueuse.
Aux qualités du cœur & du carac-tère, Madame de Forgeville joignoit unesprit juste, naturel, & pourtant allezdélicat 8c assez fin, tel en un mot qu’ille falloit pour être goûté de M. de Fon -tenelle. On en a la preuve dans le por-trait qu’elle avoit fait de son ami, &dont il se répandit dans le temps plu-sieurs copies. Mais comme je doute qu’il
(n) 11 étoit premier Maréchal des Logis , lorssqji'il se retira avrc quatre mille livres de pension,& quinze cens pour fa veuve.