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Pourquoi donc ne m’en avez-vous pasdit un mot ?
Des nouvelles , s’il vous plaît, devos affaires avec Meilleurs vos frétés.Vous êtes à lieu de trouver de bonsconseils ; mais je fuis fort de votre avis.Ne plaidez point pour ce qui ne feraprécisément que juste. Il faut un cer-tain excès de justice pour s’engagerdans les horreurs d’un procès.
J’ai eu occaíion de voir des gens deBureau , à qui j’ai consulté très à-fondle cas où vous ferez dans quelque temps.Il faut fe présenter très - hardiment ,fans aucune explication. Il faut quece soit quelque bon Militaire de vosamis qui se présente , accoutumé aumanège & au détail des Bureaux , àqui l’on soit accoutumé aussi, Sc quivous expédie le tout vivement & promp-tement : après cela, la fuite ira toutefeule.
Ce n’est pas la peine de vous parlesde mon hiver. J’ai toujours été enrhu-mé, quelquefois assez joliment ; maisj’ai toujours sorti, & mené ma vie or-dinaire , à quelques petites mignonne-ries près qu’on m’a fait observer , enquoi je ne fai fi j’ai bien ou mal sait.