Galantes. 247de l’efprit d’avec celui du cceûr; il sucseulement question de savoir lesquellesfont les plus belles des grosses person-nes ou des maigres. Puifqu’il íalloitchoiíir une extrémité, je me déclaraipour les maigres. Il y avoit là un Ca-pitaine réformé , qui commença à sou-tenir le contraire avec chaleur. II fal-lut que j’élevaste mon ton naturel pourrépondre au lien. Je tournai en ridi-cule la majesté qu’il attribuoit aux gros-ses períonnes , & je le fis st heureuse-ment, que les rieurs se mirent de moncôté. Quand il voulut se moquerdes maigres , on ne rit point : voilàmon homme au désespoir. J'avoue queJe triomphe des maigres m’er.sta lecœur, & que je pris un air victorieux.Il voulut s’en venger par quelques pa-roles qui s’adresterent personnellementà moi; mais ces autres Messieurs cru-rent qu’il étoit de leur devoir de fairefinir la conversation. Ils rn’ont dit quece qui l’avoit mis dans les intérêts del’embonpoint, est une très-grosse per-sonne qu’il adore: mais ils eussent dûme faire quelque figne , pour m’enavertir; & comme je ne fuis amoureuxd’aucune personne qui soit maigre
S