■2 yo Lettresvous ne me verrez plus, vous oublie-rez combien je vous aimée , & vouscroirez que mon Rival vous aime as-sez; mais prenez , je vous prie, un étatde mon amour, pour le pouvo;r tou-jours comparer au sien. Hélas , il vareprésenter sur votre cœur tout ce quenous allons faire dans les Pays-Bas,astauts, embuscades, surprises, &c. Quefera ce, s’il réustit, comme nous réus-sirons, fans doute? Quand nous auronsbien pris des villes, j’y fuis peut-etrepour la vingt millième partie de lagloire; mais.quand à mon retour, jetrouverai votre cœur pris , j’y fuispour tout. Je tâcherai à mériter que laGazette parle de moi, pour vous fairesouvenir de mon nom : mais le mal-heur est que je ne pourrai pas fairemettre mes soupirs dans la Gazette; &mon nom lans mes soupirs, c’eít bienpeu de chose. Il me semble qu’i! y alin fort mauvais ordre pour les Amansqui vont à la guerre. Le Roi donne àceux qui ont c'es affaires & des dettes ,de certaines Lettres d’Etat , par les-quelles les poursuites que leurs créan-ciers feroient contr’eux , font arrê-jées , tandis qu’ils font en campagne
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Tome onzième.
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250
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