D I V E K S E S.
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SONNET
A une de ses amies, qui l'avoiiprie de lui apprendre L'Il fpagnoL
16 * 77 .
!PArce que l’Eípagnol est ane Langue siere ,
Je vous le dois apprendre? Hé bien, soit, com-mençons ;
Mais ce que je demande à ma belle Ecoliere,C’est de ne se jamais servir de mes leçons.
Déja si fierement votre ame indifférenteOppose à mon amour, qu’il ne faut point aimer,Que même en Espagnol, y fussiez-vous savante,.Vous auriez de la peine à vous mieux exprimer.
Croyez-moi, le François vau; bjen qu'o n le pré-féré
A la rude fierté d’une Langue étrangère.
De ce qu’il a de libre, empruntons le secours.
Mais que de son côté , l’Espagnol se console ;
Car ne pouvons nous pas mêler dans nos amours,Et liberté françoise, & constance espagnole ?