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2 (1867) Savants du moyen âge : Geber, Mesué, Rhasès, Avicenne, Averroès, Abulcasis, Albert le Grand, Thomas d'Aquin, Roger Bacon, Vincent de Beauvais, Arnauld de Villeneuve, Raymond Lulle, Guy de Chauliac, Gutenberg, Fust et Schoeffer, Christophe Colomb, Amèric Vespuce / par Louis Figuier
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SAVANTS DU MOTEX AGE

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La bibliothèque du palais de Louis IX senrichit ainsi dunefoule de livres précieux, les uns traduits, les autres originaux,dont plusieurs, comme le pense labbé Ilourgeat, ont passerdans notre Bibliothèque royale, aujourd'hui impériale.

A ce soin qui incombait à Vincent de Beauvais de choisir,dacheter, et tout naturellement de classer les livres du palais,on devine quil était le vrai bibliothécaire du roi, bien qu'iln'ait jamais pris ce titre, pour des raisons que nous ignorons.

*11 na jamais pris non plus le titre de précepteur, ni celuid'instituteur des enfants de France . Cependant son Traité del'éducation et de Vinstruction des enfants de la famille royale,dédié à la reine Marguerite, femme de saint Louis, prouve quilavait pris quelque part à léducation des enfants du roi, sansdoute comme surveillant de leurs études.

Telle est lopinion de Fleury dans son Histoire ecclésiastique.Cependant les discours, les exhortations pieuses, les extraitsscientifiques ou littéraires qu'il lisait aux enfants de saintLouis, en sa qualité de lecteur en titre, avaient incontesta-blement pour objet leur éducation et leur instruction. Leprécepteur, le professeur ou F inspecteur des études, auquelles règles de son ordre ne permettaient peut-être pas deprendre officiellement ces titres, se déguisait peut-être souscelui de lecteur, de même que le conseiller intime du roi etde la famille royale se cachait sous les humbles qualificationsde domeslicus, de farniliaris (homme de la maison), que Vin-cent s'est données lui-même.

Dans la préface de son Traité de l'éducation et de l'instruc-tion, il nous apprend que « cet ouvrage nest quune partiedétachée d'un autre plus étendu, dans lequel il traite géné-ralement de tout ce qui regarde le prince, la cour du roi, safamille, l'administration des affaires publiques et le gouverne-ment de tout lempire, non-seulement daprès les maximes dessaintes Ecritures et des docteurs catholiques, mais encoredaprès celles des philosophes et des poètes (1). »

Le Spéculum doctrinale paraît être, quant au sens et autexte, le grand ouvrage d' Vincent avait détaché le Traitéde l'éducation et de Vinstruction. Ce traité lui avait été

(1) Jiourgeat, Etude sur T7iiren< de Beauvais , p. V.K