JEAN KEPPI.ER
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objets extérieurs sont introduites, et vont tomber sur une feuille depapier tendue pour les recevoir. Rien n’est plus simple alors que desuivre avec un crayon ou avec une plume tous les contours du de sin,et de le reproduire dans sa vérité naturelle. Quand il est tixé, on l'aittourner la tente doucement, on prend une nouvelle vue du paysage etl’on peut ainsi dessiner tout l’horizon. J’ai cru devoir envoyer cette des-cription à Votre Seigneurie, parce que je pense que cet appareil pourrarendre de bons services pour la chorographie. Il serait peu généreux del’employer à faire despaysages, car a^run peintre ne pourrait alors lutteravec la nature. »
La chambre obscure est parfaitement décrite dans cettelettre, et si Keppler avait dans son cabinet de physique unpareil instrument, ne faudra-t-il pas en conclure qu’il en étaitl’inventeur?
Passons à un autre ouvrage de Keppler , celui qui a pourtitre: De Stella nova in pede Serpentarii , etc., annexcmnl ,1° de Stella incognita Cygni narratio astronomica ; 2° de JesuChristi, etc...., (Prague 1G0G). Cetouvrage, ainsi que l’indiquele titre, a pour sujet principal l'étoile extraordinaire qui parut,en 1G04, dans la constellation du Serpentaire, et l’étoile nou-vellement remarquée dans la constellation du Cygne. On trouveà la fin de l’ouvrage une dissertation sur la véritable année dela naissance de Jésus-Christ .
Malgré sa mauvaise vue, Keppler avait observé très-assidû-ment l’étoile de 1604, et il rapporte toutes les circonstancesde son apparition. Parmi les diverses explications qu’il donnede la scintillation des étoiles, on lit le passage suivant, queDelambre, dans l’article Keppler de la Biographie de Michaud,considère comme très-remarquable :
« Les étoiles, dit Keppler , peuvent scintiller comme des diamantsqu’on fait tourner. Cette rotation des étoiles lixes est appuyée sur degrands exemples. La terre tourne en un jour autour de son axe, il estdonc croyable que les planètes et les étoiles lixes tournent de mêmeautour de leurs axes. La lune montre successivement au soleil toutes lesparties de sa surface. «
Il soupçonna plus tard la rotation du soleil, qui lui paraissaitnécessaire pour expliquer le mouvement des planètes en longi-tude. Dans sa dissertation sur l’étoile du Cygne , il réunit toutce que peut lui fournir la plus savante érudition pour prouverque cette étoile n’est pas seulement variable, mais nouvelle.