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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

de négliger vont nous donner le moyen de réformer toutelastronomie. »

En calculant les distances de Mars au soleil pendanttoute sa révolution, daprès les observations de Tyclio, ilmontre que ces distances sont inégales, et de il conclutque la courbe que Mars décrit dans son mouvement de trans-lation , nest pas un cercle, mais une espèce d 'ovale. Kep-pler parvint à évaluer approximativement la surface de lovaleque Mars lui parait décrire. Il entrevoyait la vérité, maisil ne la possédait pas encore. Il invoqua alors le secours desgéomètres : « Notre âge, dit-il, en compte de très-distingués,qui se donnent souvent beaucoup de peine pour des questionsdont lutilité nest pas bien évidente. » Il les invita à carrer sacourbe. Il calcula de nouvelles distances de Mars au soleil. Ilfinit par sapercevoir que, si le cercle était trop large, lovaleétait trop étroit, et que la véritable courbe de lorbite de Marsse trouvait entre les deux. Ses recherches sur ce point capitalle tourmentèrent tellement quil faillit}' perdre lesprit. 11 re-doubla ses efforts, recommença plusieurs fois ses calculs, etdécouvrit enfin que Yellipse est la seule courbe qui puisse sac-corder avec le résultat des observations.

Lidée des mouvements elliptiques sétait déjà présentée,mais vague et confuse, à lesprit de quelques astronomes.Eeinhold avait entrevu quelle résultait des hypothèses de Pto-lémée, daprès lesquelles la lune, plus éloignée de la terre dansles conjonctions et fort rapprochés dans ses quadratures, paraitdécrire une courbe ovale. Mœstlin, pour expliquer la marchedes comètes, les faisait mouvoir sur un épicycle qui se projetaitdans le ciel sous la figure dun ovale. Mais on ne croyaitvoir en cela que de simples apparences.

A force dobserver les planètes, Keppler sétait aperçu delinégalité de leur mouvement; il avait vu que leur vitesse di-minue à mesure quelles séloignent du soleil et que leur vitesseaugmente au contraire à mesure quelles se rapprochent de cetastre. Après plusieurs essais plus ou moins heureux, il vit queles vitesses pouvaient être représentées par la grandeur desarcs ou des angles décrits du centre de leur orbite en tempségaux. Il fut ainsi conduit, pour mesurer le temps, à substituerles aires aux arcs des secteurs. Il appliqua cette hypothèse au