JEAN KEPPLER
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mouvement qu’effectue la terre dans son orbite, et déduisanttoutes les inégalités qui correspondent aux différents points del’orbite annuelle, il les compara aux inégalités observées parTycho : les unes se trouvèrent semblables aux autres, et sonhypothèse fut vérifiée. Seulement, comme il n’avait pas encorevu que les mouvements sont elliptiques et non pas circulaires,il lui fallut beaucoup de temps et de grands efforts pour arriverà cette grande loi, qui constitue ce que l’on nomme aujourd’huila seconde loi de Keppler , à savoir que les aires décrites autourdu soleil par mie planète sont proportionnelles aux temps em-ployés à les décrire.
a Toutes les planètes, dit Bailly, marchèrent dans des ellipses à lavoix de Keppler ; ces ellipses ne diffèrent que par des excentricités
plus ou moins grandes, mais le soleil occupe le foyer commun.
Voilà donc quatre vérités essentielles et fondamentales : les astres,dans leurs cours périodiques, décriveni des ellipses ; le soleil occupe lefoyer commun-, la ligne des absides (lignes passant par les deux points del’orbite où la planète se. trouve à sa plus grande ou à sa plus petitedistance du soleil) passe par le soleil-, enfin, la planète, par son mouvementinégal, à chaque pas qu’elle fait dans la circonférence elliptique, coupe dansla surface de la courbe des secteurs ou des uires proporliomielles autemps (1). »
Après avoir terminé sou ouvrage sur Mars, Keppler en en-voya un exemplaire à Galilée , qui le reçut avec intérêt, maisn’y ajouta pas sans doute grande attention, car dans aucun deses écrits il ne parle ni des lois de Keppler , ni d’aucune de sesdécouvertes, bien qu’elles eussent pu lui fournir des preuvesd’une grande force en faveur du mouvement de la terre. Celane l’empêchait pas d’être l’ami de Keppler et d’entretenir aveclui une correspondance.
Pour nous, qui étudions le genre d’esprit et le caractère desgrands hommes dans leurs écrits, dans leurs travaux et danstoutes les actions de leur vie, nous ne sommes nullement étonnédu peu d’attention que Galilée donna à Y Astronomie nouvelle de• Keppler . 11 put en parcourir quelques pages; mais il est pro-bable qu’il ne lut jamais attentivement le livre tout entier.Galilée était un homme supérieur, au point de vue de la phy-
(I) Histoire de l’astronomie moderne, t. II, p. 73-74.