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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

étaient plus grands, il sentait quune relation quelconque de-vait nécessairement exister entre ces orbites et les temps em-ployés à les parcourir. Il épuisa, pour découvrir cette relation,toutes les combinaisons possibles; mais, en les essayant suc-cessivement, il en rencontra une enfin qui correspondait parfai-tement à lorbite et aux révolutions de Mars et qu'il appliqueensuite à toutes les autres planètes. Cette relation fut ainsiformulée par lui : Les temps des révolutions sont comme lesracines carrées des cubes des diamètres des orbeits. Cest la loiqui régit les révolutions de toutes les planètes; elle a été re-connue vraie, non-seulement pour les planètes principales,mais aussi pour les satellites. Voici comment sexprime Kepplerlui-même au sujet de cette découverte :

« Apr ès avoir trouvé les vraies dimensions des orbites par les obser-vations de Tycho et par leffort dun long travail, dit-il, enfin, jai dé-couvert la proportion des temps périodiques à létendue de ces orbites,

Sera quidem respexit,

Kespexil (amen, cl longo poil lempore venil.

Et sil peut être intéressant de fixer lépoque de cette découverte, ce futle 8 mars de lannée présente, 1618, que. cette proportion me vint danslesprit ; mais layant mal appliquée au calcul, je la rejetai comme fausse.Jy revins cependant le .15 mai, par un nouvel effort, et le voile tombade mes yeux. Tant dépreuves répétées, dix-sept ans de travail surles observations, une longue méditation contribuèrent au succès. Jecrovais dabord rêver et mettre en principe ce qui était en question ;mais il est très-vrai et très-exact que les temps périodiques de deux pla-nètes quelconques sont précisément en raison des racines carrées descubes de leurs distances moyennes au soleil (1;. »

« Un homme qui rapporte avec tant de détails une décou-verte, dit Bailly, soit raison ou instinct de génie, en a sentitoute limportance (2). »

En résumé, les trois grandes lois des mouvements célestesdécouvertes par Iveppler sont les suivantes :

I. Les orbites planétaires sont des ellipses dont le soleil oc-cupe un des foyers.

IL Les aires décrites par les rayons vecteurs sont propor-tionnelles aux temps.

(1) Traduction de Bailly.

(2) Histoire-de lastronomie modem?, t. II, p. 120.