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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
étaient plus grands, il sentait qu’une relation quelconque de-vait nécessairement exister entre ces orbites et les temps em-ployés à les parcourir. Il épuisa, pour découvrir cette relation,toutes les combinaisons possibles; mais, en les essayant suc-cessivement, il en rencontra une enfin qui correspondait parfai-tement à l’orbite et aux révolutions de Mars et qu'il appliqueensuite à toutes les autres planètes. Cette relation fut ainsiformulée par lui : Les temps des révolutions sont comme lesracines carrées des cubes des diamètres des orbeits. C’est la loiqui régit les révolutions de toutes les planètes; elle a été re-connue vraie, non-seulement pour les planètes principales,mais aussi pour les satellites. Voici comment s’exprime Kepplerlui-même au sujet de cette découverte :
« Apr ès avoir trouvé les vraies dimensions des orbites par les obser-vations de Tycho et par l’effort d’un long travail, dit-il, enfin, j’ai dé-couvert la proportion des temps périodiques à l’étendue de ces orbites,
Sera quidem respexit,
Kespexil (amen, cl longo poil lempore venil.
Et s’il peut être intéressant de fixer l’époque de cette découverte, ce futle 8 mars de l’année présente, 1618, que. cette proportion me vint dansl’esprit ; mais l’ayant mal appliquée au calcul, je la rejetai comme fausse.J’y revins cependant le .15 mai, par un nouvel effort, et le voile tombade mes yeux. Tant d’épreuves répétées, dix-sept ans de travail surles observations, une longue méditation contribuèrent au succès. Jecrovais d’abord rêver et mettre en principe ce qui était en question ;mais il est très-vrai et très-exact que les temps périodiques de deux pla-nètes quelconques sont précisément en raison des racines carrées descubes de leurs distances moyennes au soleil (1;. »
« Un homme qui rapporte avec tant de détails une décou-verte, dit Bailly, soit raison ou instinct de génie, en a sentitoute l’importance (2). »
En résumé, les trois grandes lois des mouvements célestesdécouvertes par Iveppler sont les suivantes :
I. Les orbites planétaires sont des ellipses dont le soleil oc-cupe un des foyers.
IL Les aires décrites par les rayons vecteurs sont propor-tionnelles aux temps.
(1) Traduction de Bailly.
(’2) Histoire-de l’astronomie modem?, t. II, p. 120.