JEAN KEPPLEIî
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III. Les carrés des temps des révolutions planétaires sontproportionnels aux cubes des distances moyennes.
En 1019, Keppler publia trois chapitres sur les comètes,sous ce titre De cometis libelli très, aslronomicus, phy siens,aslrologicus, et cometarumphysiologia nova et paradoxon{k\\<*$,-bourg, 1619).
Qand on lit ce petit ouvrage, on s'étonne, dit Arago, queKeppler, après avoir découvert le mouvement elliptique desplanètes, se soit obstiné à faire mouvoir les comètes en lignedroite. C’était, en effet, une erreur singulière; mais il pensaitque les mouvements circulaires ou elliptiques n’appartiennentqu’à des corps qui ont une révolution et des retours périodiques.Il est tout simple que le lieu qu’occupe un jour une comètefasse un angle avec le lieu où elle se trouvait la veille. Lesmouvements observés forment ainsi une suite d’angles quipeuvent être coupés par une droite comme par une courbe.Mais, lorsqu’au moyen de la parallaxe on mesure la longueurdes distances, on ne tarde pas à reconnaître que le chemin suivipar la comète est une courbe. L’ensemble des idées de Keppler,sur le mouvement et la nature des comètes, était, de toutefaçon, très-erroné ; cependant, il trouva le moyen d’en déduirequelques conséquences précieuses, entre autres, l’énorme dis-tance à laquelle elles sont de la terre.
On voit, dans le même opuscule, que Keppler ne s’était pasencore entièrement débarrassé de ses opinions astrologiques.C’est que, malheureusement, obligé de composer à la hâte depetits livres qui lui étaient demandés par des libraires, dans desmoments oii ses enfants manquaient de pain, il n’avait pas tou-jours le temps de méditer. Il fallait, en outre, que ces livrespour avoir un débit satisfaisant, fussent dans le goût de ce siècleet que, traduits en langue vulgaire, ils pussent intéresser lepeuple par la bizarrerie de certaines idées astrologiques.
Aux différentes époques, 1018, 1021, 1622, Keppler publial’ouvrage intitulé Epitome astronomiœ Copcrnicum in septemlibris conscripta, etc. (2 vol. in-12).
Il dit, dans l’épitre dédicatoire « que la philosophie entièren’est rien autre chose qu’une innovation et un combat avec lavieille ignorance. «• Il regarde le soleil comme une étoile fixeSi cet astre nous paraît plus grand que les autres, c’est parce