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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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JEAN KEPPLER

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Sirius, à cause du vif éclat dont elle est entourée, lui parais-sait être dun diamètre à peu près égal à celui de la lune.Son caractère était doux, affectueux, modeste, et peu suscep-tible avec ses amis. Dans sa correspondance, il semble ignorerla supériorité de ses talents. Fortement attaché à ses croyancesreligieuses, nul intérêt matériel ne put jamais lentraîner à fairesur ce point la moindre concession, malgré les rudes épreuvesquil eut souvent à subir. A Graetz, il aima mieux renoncer àsa place de professeur, que dadopter un culte qui différait decelui de ses parents. Il fut toujours pauvre; mais le plaisirquil trouvait à méditer et à calculer était au-dessus de toutesles jouissances quil eût pu trouver dans les richesses. Il disaitlui-même quil naurait pas cédé ses ouvrages pour lélecto-rat de Saxe.< Il avait raison, ajoute Delambre; mais sa femmeet ses enfants auraient beaucoup gagné à ce marché (1). »Létat de profonde misère sa famille se trouva souventréduite, dut lui causer de violents chagrins. Dans cette extré-mité, il descendait des régions élevées planait son génie, etcherchait, à la hâte, un travail, un emploi quelconque, qui put lemettre à même procurer du pain à ses enfants. Nous voyonsaujourdhui Iveppler tel quil a été, cest-à-dire comme un desplus grands génies de son temps ; mais ses contemporainsétaient loin de lapprécier à sa juste valeur, et davoir de luiune bien haute opinion. On jugeait de son mérite par sa posi-tion, qui ne fut jamais brillante, par sa mise et ses vêtements,qui nannonçaient pas laisance. Le P. Riccioli, dans sonNouvel Alma g es le, et Longomontanus , dans la lettre dont nousavons précédemment cité quelques fragments, nous font con-naître l'opinion quon avait de Keppler dans le monde savantde cette époque. Pour les esprits vulgaires, Keppler nétaitquun astrologue comme on en voyait tant au milieu des coursdes petits souverains de lAllemagne , un faiseur dalmanachs, unfils de sorcière. Parmi les savants, qui étaient ses amis, bien peusurent pressentir son génie. Galilée , bien quil aimât beaucouplastronome de Linz , navait que des paroles dironie pour la per-pétuelle tendance de Keppler à chercher les rapports harmo-niques des grandeurs et des mouvements que Dieu a réalisés

(1] Biographie universelle, de Michaud.