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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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GALILEE

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II

Galilée, dans sa nouvelle position, eut tout à la fois une plusgrande liberté d’esprit, moins de difficulté pour vivre de sontravail, et sans doute un peu plus de loisirs. Aussi vit-on sesécrits sé-succéder avec rapidité. Mais il arriva plus d’une foisque ses ouvrages, après avoir longtemps circiné en manuscritparmi ses disciples et ses amis, tombèrent dans les mains degens peu scrupuleux, qui, après les avoir publiés sous leur proprenom, poussèrent l'audace jusqu’à porter contre Galilée uneaccusation de plagiat. Toutes les fois que des faits de ce genrese produisirent, ses disciples et ses amis prirent si chaudementsa défense qu’il n’eut jamais besoin de répondre lui-même pourse justifier.

C’est à cette époque de sa vie que l’on rapporte plusieurs deses inventions ou perfectionnements, et par exemple la décou-verte du thermomètre. Santorius, qui s’était d’abord cru l’in-venteur de cet instrument, n'hésita pas lui-même à le restituerà Galilée . L’appareil, consistait en un tube plein d’air, fermépar le haut, ouvert à sa partie inférieure, et que l’on plongeaitdans l’eau. La dilatation de l’air dans ce tube, produisait unmouvement d’ascension ou d’abaissement de l’eau à l'intérieurde ce même tube. C’était le germe du thermomètre, qui devaitêtre plus tard perfectionné par divers physiciens.

Nous croyons devoir citer, à l’occasion de la découverte duthermomètre, un passage intéressant de la Fit de Galilée,œuvre posthume d’un savant médecin français , le docteur MaxParcliappe, publiée en 1866.

« Le témoignage de Viviani qui affirme, dit Parcliappe, que Galilée inventa le thermomètre à Padoue , est confirmé par deux documents irré-futables qui précisent les caractères et qui fixent l’époque de la décou-verte de Galilée : une lettre de Castelli, datée de 1636, et une lettre deSagredo, du 9 mai 1613.

« Je me souviens, dit Castelli, d’une expérience dont notre Galilée m’arendu témoin, il y a plus de trente-cinq ans (en 1602). Ayant pris unepetite carafe de verre de la grosseur d’un petit œuf de poule, dont le col,