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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

tifier son sontiniont touchant lo mouvement de la terre, il n’osait enparler encore longtemps après, avec cet air île présomption qu'il faisaitparaître dans tout le reste (1). »

Descartes était alors à Deventer, où son ami Reneri profes-sait la philosophie. Il employa une grande partie de l’année1634, tant à continuer des expériences de perspective, avecVille Bressieux, qu’à faire un petit voyage dans le Danemark et en Allemagne , en compagnie de ce savant, dont l’habiletéet le concours lui devenaient de plus en plus utiles. Onmanque d’informations sur leurs travaux pendant ce voyage ;mais on sait, par Ville Bressieux, que tout le temps qui nepouvait être utilisé pour les observations et les expériences,Descartes le consacrait à lui inculquer des principes et desthéories, qui le firent considérer depuis, à l’Université deMontpellier, où il fut nommé professeur, comme un talent depremier ordre dans la mécanique et la chimie.

Au retour de son voj'age en Danemark, Descartes se rendità Dort, pour visiter le plus ancien des amis qu’il s’était faitsen Hollande. C’était le vieux Beeckman , alors sur son lit demort. C’était bien le moment de lui pardonner tout à fait, etnotre philosophe n’y manqua pas.

Descartes va passer ensuite quelque temps à Amsterdam , etébauche, comme premier fruit de ses études anatomiques, unpetit Traité de l'homme et de l'animal, qu’il revit et complétadouze ans après, pour l’offrir à la princesse Élisabeth de Bohème ,devenue son disciple enthousiaste, depuis le jour où elle avaitpu puiser les principes de sa philosophie, non-seulement dansses livres, mais dans ses leçons et ses explications orales àLeyde et à La Haye .

C’était le temps où l’on créait partout en Allemagne et dansles Pays-Bas , des académies et des Universités. Les magistratsd’Utrecht ne voulant pas rester en arrière de ceux des autresvilles, érigèrent leur collège en Université, et y fondèrentplusieurs chaires pour l’enseignement des sciences. Une desquatre chaires de philosophie fut offerte à Reneri , l’ami et lesectateur de Descartes , qui se laissa facilement détacher de la

(1) Vie de Descartes , liv. III, chap. 12.