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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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HARVEY

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et les cellules de l'oviducte et revêt ainsi l 'albumen. Harveypasse ensuite à lœuf incubé, et il suit jour par jour le dévelop-pement du jeune oiseau.

Harvey reconnut, le premier, que la coquille de lœuf estporeuse, et quelle laisse passer lair nécessaire à la respirationde loiseau quil renferme. Il décrivit le premier exactement, lachalaze, cest-à-dire les cordons qui tiennent le jaune suspendudans lœuf, et qui se trouvent à chacune de ses extrémités.Il montra que cette membrane existe dans tous les œufs, fé-condés ou non, contrairement à lopinion de Fabrice dAqua-pendente, qui le regardait comme le germe même du petit.

Mais la découverte la plus importante de Harvey sur cettematière, cest davoir trouvé le véritable rôle de la cicatriculc,dans laquelle sont contenues toutes les parties du futur animal.

« Cette petite tache, dit-il, sagrandit des le commencement de lincu-bation; au bout de deux jours, elle a déjà atteint la grandeur de longledu petit doigt et on la voit se dédoubler en deux ou trois cercles concen-triques. A la fin du troisième jour, on observe au centre de la cicatriculeun point rouge palpitant, que lon a appelé le punclum rubrum puisons,qui n'est autre chose que le premier rudiment du cœur. »

La seconde partie de louvrage est consacrée à la générationchez les animaux vivipares. Lanimal sur lequel Harvey expé-rimenta le plus et quil prend comme type, cest la biche. Ilcompare lutérus de cet animal à celui de la femme ; mais il napas suffisament connu les fonctions des ovaires, ni leur consti-tution. Il a pourtant remarqué que lœuf se développe dansles cornes de la matrice, et quil existe dans lœuf des mammi-fères quelque chose danalogue au vitellus des oiseaux. Etu-diant ensuite le développement du fœtus chez lhomme et lesanimaux, mois par mois, Harvey démontre que lœuf chez lesvivipares nest formé que plusieurs jours après laccouple-ment.

Nous ne pousserons pas plus loin cette analyse des travauxde Harvey sur une question trop spéciale pour être examinéeici dans ses détails. Nous donnerons seulement la conclusionfinale, qui réunit tous les travaux de Harvey, et qui est restéecélèbre en physiologie, car elle constitue un des axiomes lesplus vrais et les plus féconds de la science moderne. La conclu-