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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
l’industrie nationale; elle devait encore priver la France del’invention de la machine à vapeur, c’est-à-dire de la décou-verte qui a le plus activement contribué aux progrès de lacivilisation moderne.
Les ouvrages de Papin, les différents mémoires qu’on lui doitsur la mécanique et la physique, n’ont jamais été réunis enune publication d’ensemble. M. Rouland, Ministre de l’Instruc-tion publique, sur la proposition du Comité des travaux histo-riques et des Sociétés savantes , décida, par un arrêté prisen 18G0, qu’il y avait lieu de faire réimprimer, aux frais del'Etat, les œuvres de Denis Papin , devenues si rares qu’ellespouvaient être considérées comme à peu près inédites, et d’yajouter celles qui n’avaient jamais été imprimées. J’eus l’hon-neur d’être chargé, par le même arrêté ministériel, de dirigercette publication, de concert avec M. de la Saussaye, recteurde l’Académie de Lyon, compatriote de Denis Papin , et qui,dans un voyage en Allemagne , a recueilli de précieux docu-ments sur le savant de Blois . Malheureusement, le successeurde M. Rouland au département de l’Instruction publique ,M. Duruy, a laissé tomber le projet de la publication par l’Étatdes œuvres de Papin. Nous croyons savoir que M. de la Saus-saye se dispose à faire lui-même cette publication, sans aucunconcours. Nous ne saurions trop engager le savant recteur del’Académie de Lyon à mettre à exécution ce projet. Les Œuvrescomplètes de Papin seraient accueillies, par les savants ue tousles pays, avec une véritable et sympathique reconnaissance.