B LAI SE PASCAL
Notre tâche serait longue et difficile, si nous avions à étudierPascal comme écrivain, comme moraliste, comme philosophechrétien. Nous aurions, en effet, à exposer successivement lestravaux dont ce grand homme a été l’objet à ce point de vue, de lapart de P. Bayle {Dictionnaire historique, 1070); Bossut [Dis-cours sur la vie et les ouvrages de Pascal, 1781); Raymond [Elogede Pascal, 1813), Andrieux ( Eloge de Pascal, 1810), Sainte- Beuve (. Port-Royal, t. 2 et 3) et sesldlo.es, par MM. Feu-gère et Bordas Demoulin. Nous aurions à résumer les étudesde M. Yillemain ^en tête de son édition des Provinciales );celles de M. Cousin ( Pensées de Pascal et de Jacqueline Pascal ), celles de l’abbé Flotte, notre professeur de philo-sophie, au lycée de Montpellier [Etudes sur Pascal, 1845);de M. Vinet [Eloge de Pascal, 1848) ; le remarquable ouvragede l'abbé Maynard [Pascal, sa vie, son caractère et son génie,deux volumes, 1850) ; l’étude de M. Havet (en tète de son édi-tion des Pensées de Pascal ), et celle de M. Nisard , dans sonHistoire de la Littérature française , etc. Mais par la naturede cet ouvrage, nous ne pouvons considérer Pascal que par soncôté scientifique, et ce genre de vues ne comporte que defaibles développements.
Pascal présente, en effet, le rare et triste spectacle d’un desplus étonnants génies que la nature ait formés pour l’étude etle perfectionnement des sciences, et qui se trouve fatalementarrêté dans sa carrière et dans ses travaux, d’abord par l’état