Le lieu JesPlanètes n’estpasàbeaucoupprès auflì exa-ctement con-nu que celuides Etoiles oudu Soleil.
II importe peuque l’Aphélieait un mouve-ment réel ouqu’il soit fixedans le Cielétoilé , lors-qu’on recher-
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exactement que celui des Etoiles fixes; ou dumoins, que Terreur ne surpasse jamais une minute,comme il arrive lorsqu’on fait usage des Tablesdu Soleil. Cependant comme il est certain quenon-feuiement il s'en faut bien qu on soit par-venu à perfectionner les Tables des Planètesautant que celles du Soleil, mais même que cellesde Saturne pendant des années entieres,font beau-coup plus défectueuses que les Tables de la Lune;qu’en un mot, de tous les mouvemens des Planè-tes ceux de Saturne Sc de Jupiter sont encore au-jourd’hui les moins connus; en vain recherchera-t-on le lieu de la Lune en mer, en le comparantà ces Planètes, tant que nous en ignorerons lesinégalités Sc les réglés de leur mouvement.
Voici d’abord ce qui s'est présenté à mes re-cherches au íujet de ces erreurs du mouvementde Saturne : en 1686 on trouve, comme il a étédéja dit, que la longitude héliocentrique de Sa-turne étoitiïpsLÓ 0 46' 38^ ôc que les Tables Caro-lines la donnoient plus avancée de o° 21 ' 09". Demême en 1745 la longit. de Saturne étoit np 28°2d'10", Sc les Tables la donnent plus avancée deo° 36' i2 // h Dans Tun&Tautre cas, la Planète fetrouvant dans ses moyennes distances, auxquelspoints T équation de ion orbite a été la plus gran-de, ou à très-peu-près, il n’y a point Terreur sen-sible à craindre dans la recherche de son moyenmouvement, quand même on ignoreroit Sc lemouvement & la situation de son Aphélie. Mais ilíùit de-là qu en Tannée 1716 lorsque Saturne a