4^ INSTITUTIONS
celui de tous les objets fixes qui y fout renfermés aveceux : cela vient uniquement de ce que toutes les partiesdu vaisseau gardant entr’elles la même situation ôc la mê-me distance à 1 égard de l’oeil, l’image de tous ces objets1c trouve toujours peinte dans le fond de l’oeil au mêmeendroit de la rétine , ôc par conséquent l’image de chacunde ces objets doit y demeurer fixe ôc immobile. Ainsiquoique ces mêmes objets fixes qui font renfermés dansle vaisseau, soient emportés avec l’Obfervareur d’un mêmemouvement, ôc d’une vitesse précisément égale à cellede l’oeil ; quelque grande que puisse être cette vitesse , ilest cependant très-certain que l’Obfervateur ne fçauroits’en appercevoir, parce qu’il est emporté d’un mêmemouvement , d’un mouvement qui leur est commun.
Us s’imagi- Mais enfin si l’Obfervateur vient à jetter les yeux fur letraire que les rivage, il lui attribuera fur ie champ , aussi-bien qu’auxtulsTsurl^ri- ar ^ reS ôc à toutes les maisons qu’il découvrira fur la terre,vage ont un un mouvement plus ou moins rapide , selon que son vaif-réej. ieau lera emporte d une viteíie plus ou moins grande. JLa
raison est, que le vaisseau conjointement avec l’Obferva-teur, change continuellement de lieu, ôc partant l imagedes objets extérieurs venant à fe placer successivementdans les différentes parties de la rétine, ces mêmes objetsquoiqu’immobiles ôc situés en terre ferme, lui paroîtrontnécessairement fe mouvoir; au lieu que l’image des objetsqui font dans le vaisseau occupera toujours la même placefur la rétine dans le fond de son œil ; ôc par conséquent lespectateur ne leur fçauroit attribuer aucun mouvementréel,
Si l'on considéré aussi ce qui doit arriver lorfqu’on laissetomber un boulet du haut du mât d’un vaisseau qui faitvoile le long des côtes de la mer, on conviendra, ce mesemble, que ce même boulet y paroîtra tomber suivantune ligne à plomb, c’est-à-dire, de la même maniéré que