ASTRONOMIQUES. i s
conclurrej qu’il auroit lui-même un mouvement parti-culier , & que son œil ne seroit plus situé dans un pointfixe ou immobile , comme on l'a supposé jufqu’ici.
CHAPITRE SECOND.
Ou son considéré le mouvement apparent , lorsquet Observateur change de lieu.
A Près avoir expliqué les différens cas où l’on obferve-roit les principaux phénomènes du mouvement ap-parent , dans la supposition que l’œil soit constammentdans un même lieu ; il reste à exposer ceux où l’œil,ou plutôt le lieu où il se trouve , sont emportés d’unmême mouvement. Car il est aisé de concevoir que lesobjets paroîtront pour lors se mouvoir d’une maniérétout-à-fait différente de ce qui vient d’être établi ci-dessus,puisque l’œil jugera quelquefois en repos ce qui est em-porté d’un mouvement très-rapide ; & qu’au contraire ilattribuera divers mouvemens à certains objets fixes j ouqui seront dans un repos parfait. 11 peut même arriver queles mouvemens observés d’un même objet seront tout-à-fait contraires, ou même directement opposés à ceuxqu’il a réellement ; que les objets , dis-je , qui se meuventversl’Orient, paroîtront à l’Observateur emportés versl’Occident ; ce que l’on peut expliquer d’une maniéréplus simple , en prenant pour exemple les mouvemensque l’on observe si souvent dans une barque fur une ri-vière ou dans un vaisseau , lorsqu’il s’éloigne du port.
E'expérience nous apprend que ceux qui font pousséspar les vents d’un mouvement à peu près égal & unifor-me , ne peuvent gueres s’appercevoir du mouvement deleur vaisseau ; qu’ils s’apperçoivent bien moins encore de
Cpux qmnavigent furure mer peuagitée ne s’ao-perçoivent pasdu mouve-ment de leurvaisseau.