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crire aune pierre jettée horifontalement de quelque en-droit élevé, cette pierre ne laissant pas de se mouvoir enavant pendant tout le tems qu’elle emploie à descendre.Orc’est précisément la même courbe que l’on verra de dessusle rivage décrire au boulet dans le tems de fa chute : carpuisque le boulet & le mât font emportés d’une même vi-tesse, ils conserveront toujours la même distance entr’eux,Lcpar conséquent le boulet tombera nécessairement au pieddu mât. De plus, le mouvement par lequel ee boulet doits’avancer horifontalement, est le même que celui du vais-seau , ou de tous les spectateurs qui font dans le vaisseau.Mais ce mouvement commun, comme on l’a déja faitvoir, ne pouvoit être apperçû avant la chute du boulet,il ne doit donc pas l’être davantage dans le tems que leboulet tombe, d’où l’on voit par conséquent la vraie rai-son pourquoi l’on ne sçauroit appercevoir dans le vaisseaud’autres mouvemens, que celui que la pesanteur a donnéau boulet ; c’est-à-dire, que dans le vaisseau il n’est paspossible de juger autrement de la chute du boulet, queselon la perpendiculaire à la surface de la mer , en unmot, selon une ligne parallèle au mât. Le grand nombred’expériences qu’on a faites à ce sujet, sont rapportées partant d’Auteurs, qu’il ne doit rester, ce me semble, aucunscrupule sur cet article.
Nous pouvons encore examiner ce qui arrive, lorsqueballe jettée át de la proue d’un vaisseau l’on jette une balle vers la pou-îiere nt d’un Js ~ P e avec une force telle que la vitesse de cette balle soitvaiíkau, exactement la même, que celle du vaisseau. Suppo-sons pour un moment que la pesanteur n’agisse point surcette balle, il est évident, que pour-lors elle ne sçauroitavancer ni reculer ; ôt que par conséquent elle resteroitimmobile 6c suspendue dansl’air, précisément au mêmeendroit d’où on l’a jettée. Mais si la pesanteur agit à i’ordi-
Du mouve-ment d’une