ASTRONOMIQUES.
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c’est-à-dire, de l'essort que font ces corps lorsqu’ils sechoquent.
On a cru devoir rapporter tous ces exemples, pour met-tre le Lecteur en état de connoître la différence qui peutse trouver entre les vrais mouvemerts des corps, & leursmouvemens apparens ; & pour qu’il puisse juger combienil est difficile de distinguer lu n d’avec l’autre.
II fuit encore de tout ce que nous venons de dire, quest un Observateur étoit placé dans Jupiter, dans Saturne ,ou dans quelqu’autre Planète, il ne pourroit pas mieuxdistinguer le mouvement propre de la Planète qu’il ha-bite, que celui qui navige ne distingue le mouvementpropre de son vaisseau : toute la différence qu’il y auroit,c’est qu’on s’apperçoit souvent dans un vaisseau de cer-tains mouvemens irréguliers qui se font subitement, &dont on n’est alors que trop incommodé ; mais parce queles Planètes font leurs révolutions d’un mouvement tou-jours uniforme , & qu’elles ne trouvent jamais le moindreobstacle, elles se trouvent donc à très-peu près dans lemême cas, qu’un vaisseau qui navigeroit fur une merpeu agitée, où l’on ne connoîtroit ni les vagues, ni lesgrands coups de vent.
CHAPITRE TROISIEME.
monde .
O Uoique nous nous soyons déja fort étendu fur lesdifférens Phénomènes que doit observer un même
Spectateur placé à différens points de vue , cependantpour donner ici une idée plus vaste & plus étendue, qu’on
n’a coutume de la concevoir, de la nature & de l’arran-gernent des parties de cet univers ; pour mieux faire con-
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