ASTRONOMIQUES.
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CHAPITRE QUATRIEME.
Ou l’on prouve que le Syfteme qu on vient d’exposer ,ejl le vrai Jyjleme du Monde.
U Ne des principales objections que l’on pourroit fairecontre le Systeme que nous avons expliqué dans leChapitre précédent, c’est qu’en vain y auroit-on supposé leSpectateur transporté dans le lieu du ciel d’où il décou-vriroit non-sculement les mouvemens propres de chaquePlanète, mais aussi Tordre dans lequel elles font leursrévolutions périodiques; puisque cette supposition ne pou-vant être regardée que comme une fiction gratuite ouimaginaire , il en seroit de même de la situation que Tonvient d’attribuer à tous les Corps célestes. T ailleurs,selonce même principe, pour peu que Ton parte de quelquesupposition différente, on ne manqueroit pas de donnertout autre arrangement aux Planètes. Ne seroit-il doncpas plus simple , étant d’aiileurs fondé fur le rapport dessens, de supposer la Terre immobile, & faire tournerautour de cette masse, comme autour d’un centre, le So-leil & les Planètes, pour en déduire les véritables réglésde leurs mouvemens, & rendre raison de tous les Phé-nomènes ? Je réponds à cette objection qu’ii est bien vraiqu’on a supposé le Spectateur dans le ciel, & même dansle lieu d’où il pourroit appercevoír d’un même coupd’œil le Soleil &c toutes les Planètes qui l’environnent ;mais qu’il ne s’ensuit pas de cette supposition, que Tordreôc Tarrangement que nous avons donné aux Planètes soitune pure fiction,puisqu’il est vrai de dire qu’effectivement ilnous paroîtroit tel, si nous avions la liberté de parcourir lescieux,& nous croyons en effet être bien fondés lorsque nous
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