. ASTRONOMIQUES. 107phénomènes. On étoit encore dans cette opinion avant égaux, & lienReplet, & l’on ne s’étoit guéres avisé de proposer aucune bites^sontdifficulté considérable à ce sujet, parce qu’on étoit con- P as circulai-vaincu , ou plutôt qu’on regardoit comme un axiomedont il n’étoit plus permis de douter , que tous les mou-vemens célestes ne pouvoient être assujettis à aucune iné-galité réelle; en un mot qu’ils ne dévoient pas se faire au-trement que dans des orbites circulaires. Mais cette opi-nion ou prétendue vérité a été jugée par le grand Repletabsolument fausse , ôc il a démontré qu’elle n’avoit au-cun fondement. Car ayant examiné avec le plus grandfoin les mouvemens célestes, ôc ayant comparé les plusrécentes ôc les plus exactes observations qui furent faitesvers la fin du seizieme siecle par le fameux Tycho-Brahé ;il nous a fait connoître la fausseté de ce qu’avoient suppo-sé les Anciens, & de quelle maniéré cela devoir être in-compatible avec les vrais mouvemens des Corps cèles- j e ^pj a ° r ^ t p S estes. En un mot Replet a démontré par les observations ôc sont des eiiip-par les faits, que les mouvemens de tous les Astres n’é- ses ‘toient point exempts d’inégalités réelles, ôc que leurs or-bites bien loin d’être circulaires, s’écartoient souvent decette figure d’une quantité assez considérable. Ainsi il a fallureconnoître ( puisque les observations des diamètres l’ontdécidé , ce qui a mis fin à toutes les disputes) que les or-bites des Planètes font des ovales ou de vraies ellipsesqui diffèrent du cercle les unes un peu plus ôc les autresun peu moins ; mais qui en diffèrent assez sensiblementpour nous faire connoître que les inégalités du mouve-ment des Planètes ne font plus de simples apparences ;qu’en effet ces mouvemens font inégaux ôc réels dans tou-tes les Planètes, ôc que c’est làl’une des principales causesde leurs vitesses plus ou moins grandes., quoique dans leursellipses elles se trouvent plus ou moins éloignées du Soleil.
L’Ellipse est une ligne courbe très-connue des Géo-
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