ii2 ^ INSTITUTIÓ'NS
Géomètres ont publié depuis Kepler un grand nombrede solutions différentes de ce probleme ; ils nous ont, dis-je , enseigné la vraie méthode de couper faire elliptiquedans une raison donnée : nous en parlerons plus particu-lièrement & d’une maniéré plus étendue en son lieu.plus° U grand * On fera peut-être surpris que le Soleil étant beaucoupi° h sque leSo* fîus éloigné de nous en Eté que pendant f Hiver, nousleil est à no- ressentions cependant un grand chaud pendant l’Eté, auí^plusgrande contraire de ce qui devroit arriver ôt que le froid soit d’ail-stistance de la fours si considérable pendant notre Hiver. Mais c’est qu’ilfaut considérer ici plusieurs causes du chaud & du froid.S’iin’y avoir qu’une feule & unique cause, sçavoir celle dontnous venons de parler, il est hors de doute que le con-traire arriveroit de ce que nous éprouvons : mais les au-tres causes la détruisent du moins en partie, ou fans l'a-néantir totalement. Une des plus fortes raisons que l'onpuisse apporter de la chaleur pendant f Eté, c’est que lesrayons du Soleil tombent fur la Terre beaucoup plus di-rectement dans cette saison , ôc produisent pat consé-quent , de même qu’une balle lancée contre un mur, uneffet tout autre, que lorsqu’ils sont fort obliques à notreégard, ainsi qu’il arrive pendant f Hiver. H ailleurs tou-tes choses égales, il tombe beaucoup plus de rayons furune surface, lorsqu’ils sont à très-peu près perpendiculai-res, que lorsqu’ils sont obliques. De plus en Hiver com-me les rayons du Soleil traversent fort obliquement notreAtmosphère, & par conséquent l’air grossier qui nous en-vironne , ils parcourent alors un plus grand espace de cetair grossier qu’ils ne sont pendant l’Eté lorsqu’ils tombentassez directement.Or il fuit de là que la force de ces mêmesrayons est dans le premier cas, pour ainsi dire, amortie àcause des différentes réfractions qu’ils sont obligés de souf-frir : ces rayons sont beaucoup plus brisés à midi pendantl’Hiver que pendant l’Eté ; & c’est pour cette raison que
lorsqu’ils