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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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ASTRONOMIQUES. ï2?bîe) que le diamètre de la Lune PO doit être au sinusverse de l’élongation au Soleil, comme le disque entierde la Lune est à la phase que l’on s’est proposé de déter-miner. Ainsi en quelque tems que ce soit, il y aura tou-jours le même rapport entre la phase de la Lune & le dis-que entier tel que nous le voyons dans les pleines Lunes,comme entre le sinus verse de son élongation au Soleil,& le double du sinus total ou le diamètre du cercle.

II n’est peut-être pas inutile de considérer ici que com-me la lumière que nous recevons de la Lune n’est autrechose que celle du Soleil qu’elle emprunte, & qui est réflé-chie vers nous; de même celle de la T erre éclaire la Lune,ou plutôt étant bien plus abondante, réfléchit fur la Luneune quantité beaucoup plus considérable des rayons qu’el-le reçoit du Soleil. En effet la surface de la Terre surpasseenviron quinze fois celle de la Lune ; ôc si l’on supposeque l’une des deux Planètes n’absorbe pas une plus gran-de quantité de rayons que l’autre, & que par conséquentces rayons soient réfléchis avec une force égale , il doits’ensuivre que la Lune sera quinze fois plus éclairée parla lumière que la Terre réfléchit dans quelque phase quece soit, que nous ne recevons de lumière de la Lune àpareille phase. Ce qui se peut comprendre d’autant plusfacilement, qu’on sçait déja, suivant ce qui a été dit ci-deffus, qu’un Observateur placé dans la Lune, apperce-vroit la Terre quinze fois plus grande que la Lune nenous paroît dans le Ciel. Dans les nouvelles Lunes toutela surface de la Terre qui est éclairée , est exactementtournée vers la Lune ; c’est donc alors qu’elle doit pa-roître pleine étant vûe de la Lune : mais cette grande lu-mière réfléchie vers la Lune, en éclaire toute la partieobscure qui est dans la nuit, ou qui est privée des rayonsdu Soleil, & c’est ce que l’on y pourroit appeller PleineTerre. Or on peut expliquer par là d’une maniéré assez

Qij

La Lune estencore éclai-rée par la lu-mière de laT erre, laquel-le s’y trouveréfléchie prin-cipalementvers les temsde la conjonc-tion au Soleil.

La LumièreSecondaire dela Lune estd’autant plussensible que leCroissant estmoins éloignéde la nouveilçLune.