ï 5 o INSTITUTIONS
à lui-même & nous paroîtroit constamment dirigé au’ même point des Cieux : c’est pourquoi à chaque retourde la Lune à ce point, cet Astre nous paroîtroit précisé-ment à la même distance de la Terre. Mais il est certainque ce grand axe ou ligne des apsides a un mouvementpropre & particulier, ainsi qu’on l'a déja dit à l’égarddes noeuds, quoiqu’il y ait bien de la différence, puis-qu’au contraire du mouvement des nœuds, celui de TaxeLa révolution se fait d’Occident en Orient, & par conséquent sa révo-VApogée se 6 lution s’acheve suivant Tordre des signes : en un mot cetfeit - en 8h 8 a 'i. s axe ou ^S ne âes apsides ne se retrouve au même point)• 37 - âu Ciel qu’après un intervalle d’environ neuf ans»
II n’y a point d’Astres particuliers dans les Cieux dontle cours ou l’orbite même se trouvent auslì affectés demouvemens variés, ni qui soient assujettis à tant d’irrégula-Différentes in- rités apparentes, que la Lune»Car i°. lorsque la Terre estle mouvement dan 8 son aphélie, ou lorsqu’elle est de même que la Lunequi est son Satellite, dans fa plus grande distance du So-leil , le mouvement de ce Satellite nous paroît alors très-rapide : au contraire la Terre étant périhélie, & la Lunese trouvant par cette raison plus près du Soleil, son mou-vement nous paroît très-rallend ; ensorte que la Lune par-court son orbite, ou, ce qui est la même chose, achevesa révolution périodique beaucoup plus vîte , la Terreétant aphélie, que lorsqu’elle est périhélie; & c’est ce quiest cause que les Mois périodiques sont presque toujoursinégaux entr’eux.
2°. Lorsque la Lune est dans les Sisigies, c’est-à-dire,dans la ligne qui passe par les centres de la Terre & duSoleil, on observe alors (toutes choses d’ailieurs étantsupposées égales ) qu’elle se meut bien plus rapidement.
3 q . Selon les différentes distances de la Lune aux Sisi-gies , c’est-à-dire, à l’égard de ses conjonctions ou op-positions au Soleil, son mouvement est sujet à diverses
de la Lune.