ASTRONOMIQUES. 131inégalités : car dans la i re des quatre parties qui composentchaque lumison, c’est-à-dire, depuis la conjonction, oula nouvelle Lune, jufqu’au premier Quartier, son mou-vement se rallentit peu à peu; mais il accéléré ensuitedepuis la quadrature jusqu’à l’opposition. De même dansla troisième partie de la lunaison il nous paroît retardé peuà peu, mais enfin il augmente ou commence à s’accélé-rer dans la quatrième partie de la lunaison, c’est-à-dire,depuis le dernier Quartier jusqu’à la nouvelle Lune. Telle Ce que l’onest cette inégalité si célébré que Tycho a découverte le variatlondanspremier & que l’on a nommée jusqu’à ce jour la Varia-t ion.
4°. Puisque la Lune se meut dans une ellipse, au foyerde laquelle se trouve la Terre, & d’où cet Astre doit pa-roître décrire des aires ou espaces elliptiques proportion-nels aux tems, il faut absolument que de même que lesPlanètes principales, elle se meuve plus lentement dansl’Apogée, & au contraire très-rapidement dans le Périgée.
5". Mais l’orbite de la Lune paroît presque continuel-lement changer de figure ; ce n’est jamais une ellipse de L’orbitedela
A r 6 u A * 1 - 11 1 Lune & son
meme eípece ; elle est tantôt plus ou moins allongée , excentricité
son excentricité étant sujette à divers accroissemens ou Offrirdiminutions. Or la plus grande excentricité de l’orbite de grands chan-ìaLune arrive lorsque le grand axe, ou la ligne des apsides gemens ’se trouve dans les Sisigies, c’est-à-dire, quand le grandaxe convient exactement avec la ligne qui passe par lescentres de la Terre & du Soleil ; d’où l’on volt que la pluspetite excentricité * doit s’observer lorsque ces deux li-gnes se coupent à angles droits. 11 est encore à remar-
* Cela est aile à reconnoître par les diamètres apparens que l’on observe. M;
Picard est le premier qui ait découvert que la Lune périgée au i^r & au quar-tier paroilloit sb us un angle d’environ une minute plus petit que lorsquelle étoitpleine & périgée ;ce qui a fait connaître la loi suivant laquelle l’excentricité de sonorbite varioit à chaque lunaison. Celle du Soleil, qui est constante , ne pro-duit dans les moyennes distances qu’une différence d’environ r “5 ó'entre son lieumoyen & son lieu, vrai, & c’est là fa plus grande Equation du centre. Par les obser-
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