Buch 
Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
Entstehung
Seite
143
JPEG-Download
 

ASTRONOMIQUES. 145muleroit prodigieusement dans la fuite. Au reste l’orbiteapparente du Soleil ou plûtót l’orbite de laTerre ne changepas comme celle de la Lune, dont la figure est altéréeou varie continuellement dans l’efpace d’une année, c’est-à-dire, à mesure que la Terre & par conséquent la Lunequi est son Satellite, s’approche ou s’éioigne du Soleil.Aussi les moyens mouvemens de la Lune que les Astro-nomes avoient établis autrefois de la même maniéré queceux du Soleil, ne doivent-ils plus être considérés qued’une maniéré vague ou générale, comme on le va voirpar ce qui fuit ; car puisqu’il est certain que chacunes desrévolutions de cette Planète à son Apogée sont inégalesselon les différentes Lunaisons, on ne sçauroit se diípenserd’introduire ici une nouvelle Equation qui puisse rétablirun mouvement moyen plus ou moins accéléré, selonqu’il est nécessaire.

M. Newton ayant calculé l’Equation annuelle dumoyen mouvement de la Lune, trouve ( en supposantl’excentricité de l’orbite terrestre de 1 7 f sur 1 000 quiest le rayon du grand orbe ) qu’elie peut aller à 1 L 49" ;car faction du Soleil est la plus grande lorsque la Terreest Périgée, & dilate par conséquent pour lors, le plusqu’il est possible, l’orbite de la Lune. Au contraire elleest la plus petite lorsque la Terre est Apogée; ce quifaitqu’alors l’orbite lunaire se contracte, pour ainsi dire,davantage, la pesanteur de la Terre vers la Lune agissanten ce cas avec bien plus d’effet. Or lorsque l’orbite lu-naire est la plus dilatée, la révolution de la Lune s’acheveplus lentement ; & au contraire la vitesse de la Lune estla plus grande, lorsqu’environ six mois après l’orbite s’estcontractée le plus qu’il est possible. Ainsi l’Equation an-nuelle qui en résulte est la plus grande dans les moyennesdistances de la Terre au Soleil, doit être nulle, lorsquela Terre se trouve tant au Périhélie qu’à l’Aphélie.

La même Théorie * a fait encore découvrit que lors-

L’Equationd u moyenMouvementde la Luneest toujourssoustractive,lorsque l’E-quation ducentre du So-leil est addi-tive , & aucontraire.

* Philofcfh.