Natur. Vrìnc.Math. Itb. J-
144 INSTITUTIONSque la Terre est au Périhélie, Faction du Soleil qui estalors la plus grande, fait mouvoir l’Apogée & le Nœudde la Lune avec plus de vitesse qu’au tems de l’Aphélie,ôc cela en raison réciproque des cubes de la distancede la Terre au Soleil : les Equations du mouvement del’Apogée & du Nœud qui en résultent, font ainsi pro-portionnelles à l’Equation du centre du Soleil. Car lemouvement du Soleil ( comme on le démontrera au cha-pitre xxiii.) est toujours réciproquement comme le quartéde ses distances à la Terre, en forte que les inégalités dumouvement de cet Astre produisent dans les moyennesdistances, suivant cette loi, la plus grande Equation ducentre du Soleil, de i° $ 6 ' 2 6 ". (Ce qu’il faut entendredans la supposition que cette plus grande Equation ducentre répond à 1 7 ff qui seroit l’excentricité de J'orbiteterrestre. ) Considérant d’ailleurs que si le mouvementréel du Soleil étoit réciproquement comme les cubesde fa distance, la somme des inégalités qui en réfulte-roient, produiroit la plus grande Equation possible, dea° y 6 ' 09", il doit donc s’ensuivre que les plus grandesEquations des inégalités du mouvement de l’Apogée &du Nœud seront à 2 0 5 6 ' 09" comme les moyens mou-vemens diurnes, tant de l’Apogée que du Nœud, fontau moyen mouvement diurne du Soleil ; c’est-à-dire, quela plus grande Equation du moyen mouvement de l’Apo-gée fera de 19' 52" dans les moyennes distances de laTerre au Soleil, comme auslì celle du Nœud, de y/ 27".Quant aux autres Equations, elles font, comme on l’adéja dit, proportionnelles à chacune des Equations ducentre du Soleil ; mais l’on voir assez que celle de l’Apo-gée doit s’ajoûter, au lieu que celle du Nœud (qui est ré-trograde) doit fe retrancher lorsque la Terre va du Péri-hélie à l’Aphélie, & que c’est le contraire lorsque la Terredescend de l’Aphélie à son Périhélie.
TABLES