ASTRONOMIQUES. 213
On connoîtra aussi par ce moyen sangle que doit for-mer , avec cette Route de la Lune à l’égard du Soleil, lecercle de Latitude mené par un point quelconque de l’E-cliptique ; car dans le triangle sphérique rectangle qui estformé par ces trois côtés, fçavoir PEcliptique, la routede la Lune j, ôc le cercle de latitude: on connoît i° san-gle de Pinclinaifon apparente fur PEcliptique de la routede la Lune à l’égard du Soleil, on connoît aussi la dis-tance du cercle de latitude au nœud; & partant l’on trou-vera par la Trigonométrie sphérique l’autre angle aiguque l’on cherche.
CHAPITRE TREIZIEME.
Ou Y on considéré la projefiion de î ombre de la Lune surle disque de la Terre.
S I l’on suppose quune ligne droite est projettée sur unplan qui lui est parallèle , ou que l’on imagine plusieurslignes droites perpendiculairement abbaissées de chaquepartie de cette ligne fur le plan parallèle, leur rencontreavec ce plan y déterminera la vraie projection que l’oncherche ; ensorte que cette projection fera une lignedroite égale & parallèle à la ligne droite proposée. Carpuisque les perpendiculaires abbaissées des extrémités dela ligne droite proposée sur le plan donné sont nécessai-rement égales ôt parallèles , il faut donc que les deux li-gnes droites qui aboutissent à leurs extrémités soient aussiégales & parallèles. Or il fuit de là que 11 deux lignes,droites qui concourent ou qui forment un angle quel-conque , sont néantmoins toutes deux parallèles à un plandonné , leur projection ne sçauroit être autrement repré-sentée quepar deux autres lignes semblablement inclinées,,
D d iij.