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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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PlancheBg. C.

254 INSTITUTIONS

du Nœud de son orbite, pendant que le Soleil tend à ccmême Nœud; mais nous pouvons conserver les mêmesapparences en supposant que le Soleil demeure arrêté,êc que ce soit l’orbite de Mercure qui par un mouvementcontraire, mais égal à celui du Soleil, soit transporté de0 G à ND, pendant que Mercure s’éloignant du Nœudde son orbite, fera un chemin égal à la différence deslignes 0 C y N D. Or dans cette supposition Mercure auradeux mouvemens qui sont représentés par les lignes C G ,CE y ôc qui en composeront un troisième dans la Dia-gonale C D. Donc au Parallélogramme CE D G , la Dia-gonale CD y ôc le côté CE étant donnés de grandeur ôcde position, le reste fera connu.

Sur quoi il est à remarquer que plus la raison du mou-vement du Soleil comparé avec celui de Mercure vu dela Terre sera grande, plus la ligne du passage C D ferainclinée à l’Eclip'tique, en sorte que la différence entrela vraie obliquité de l’orbite, Ôc celle du passage vu , peutaller à deux degrés ôc demi, supposé que l’orbite soit in-clinée d’environ six degrés.

SECONDE PROPOSITION.

Un lieu de Mercure dans le Soleil étant donné par les Tables ydéterminer la ligne visible du passage entier.

Cette Proposition efi l’inverse de la précédente.

Soit Fie lieu de Mercure dans le Soleil, N le Nœudde l’orbite de Mercure, F S h latitude de Mercure.

Si le Triangle NFS , est si petit qu’il puisse passer pourrectiligne, l’angle S F N fera le complément de l’angle N.Mais si N F distance du Nœud excede un degré,au Trian-gle sphérique rectangle NFS } on trouvera NFS par lecalcul.

Cela supposé, soit menée F H indéfinie ôc parallèle à TE-