Buch 
Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
Entstehung
Seite
262
JPEG-Download
 

Maniéré dedéterminer letems qui doits’écouler en-tre deux con-jonctions deMême elpece.

262 INSTITUTIONS

volution périodique de z 60" pour rencontrer une se*conde fois la ligne droite tirée au centre de la Terre,puisque celle-ci a dû s’avancer depuis la conjonction pré-cédente. Pour cet effet il faut considérer que les mouve-mens angulaires de la Terre & de Venus autour du So-leil qui répondent à un même intervalle de tems, fontentre eux réciproquement comme les tems de leurs révo-lutions périodiques. On aura donc, comme le tems de larévolution périodique de la Terre, est au tems de la ré-volution périodique de Venus, ainsi le mouvement an-gulaire de Venus, lequel a pour mesure 360° ou la cir-conférence du cercle plus Parc que la Terre a parcouruentre deux conjonctions immédiates, est au mouvementangulaire de la Terre qui répond à Parc dont nous venonsde parler. Mais par division des rapports , l’on aura,comme la différence des tems péridioques de la Terre &de Venus, est au tems périodique de Venus 4 ainsi la cir-conférence entiere de 3 <5o°,est à un quatrième Terme quifera Parc que l'on cherche, c’est-à-dire , la vraie mesurede l’angle que la Terre aura parcourru à Pégard du Soleilentre deux conjonctions immédiates. Par exemple , laTerre fait fa révolution en 365 jours 6 heures ou envi-ron, c’est-à-dire en 8766 heures: on fçait aussi que Ve-nus fait la sienne en 224 jours & 1 6 heures , c’est-à-dire ' .en 5392 heures : or la différence de ces deux nombresest 3374 heures. O11 fera donc, comme 3374 heuresfont à 5392, ainsi 360° à un quatrième Terme, ôc l’ontrouvera 575" qui valent une révolution &c demie plus3 s"; de forte qu’il faudra que Venus parcourre encore unedemi-révolution plus 3 j 0 , &tout le tems écoulé fera un an& 2 1 8 jours. II est donc évident que si l’on observe aujour-d’hui une conjonction inférieure de Venus avec le Soleil,le retour de cette Planète au Soleil dans une conjonc-tion semblable telle que l’inférieure, ne sçauroit arriver