ASTRONOMIQUES. 275que l’on cherche. Cette latitude héliocentrique d’unePlanète est toujours exactement la même lorsque la Pla-nète revient au même point de son orbite, elle ne souffrepas le moindre changement, en un mot elle n’est sujetteà aucune variation. Mais il n’est pas de même de la Lati-tude Géocentrique, c’est-à-dire de la distance de la Planèteà l’Ecliprique, telle que nous l’observons de la Terre ; carquoique la Planète reparoiíse précisément au même pointde son orbite, néantmoins cette latitude est plus ou moinsgrande selon les différentes distances ou les. diverses posi-tions de la Terre à l’égard de la Planète. Je suppose queBTAtío it l’orbite de la Terre, NPn l’orbite de la Pla-nète dont le vrai lieu est en P : on abbaiífera de ce lieu surle plan de l’Ecliptique la perpendiculaire P E , & cetteligne, en quelqu’endroit que l’on suppose la Terre sur sonorbite, sera toujours la soutendante de sangle qui mesurela latitude géocentrique. Soit donc la Terre au point T,c’est-à-dire, le plus proche qu’il est possible de Venus enP (ce qui arrive lorsque Venus paroît presque dans fa con-jonction inférieure avec le Soleil) ; la latitude géocentri-que de cette Planète , aura donc pour mesure l’angleP TE. Mais si au contraire la Terre se trouve en t, de ma-niéré que Venus paroisse dans fa conjonction supérieureavec le Soleil, cette Planète étant alors dans fa plus gran-de distance de la Terre, fa latitude géocentrique fera me-surée par l’angle P t E, qui est beaucoup plus petit quesangle P TE, puisque la distance P t surpasse beaucoupla distance P T. On doit concevoir la même chose à l’é-gard de Mercure-, d’où l’on voir que la latitude apparentede ces Planètes, toutes choses d’ailleurs égales, devien-dra d’autant plus grande à notre égard qu’elles Rappro-cheront de la Terre ; & qu’au contraire cette latitude doitparoître diminuer à mesure qu’elles s’en éloigneront. C’estaussi pour cette raison que la latitude géocentrique de
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La latitudeGéocentri-que.
Planche V*Fig . 12.