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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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2 8o INSTITUTIONS

nous paroître dans fa conjonction au Soleil. Iln’estpasmoins évident que les trois Planètes supérieures,vues de laT erre, peuvent nous paroître successivement former toutessortes d’angles aigus ou obtus avec le Soleil,en forte que leurélongation peut être de i 8 o° ou n’aura point de terme ; aucontraire de ce qui s’observe dans les Planètes inférieures,puisque celles-ci ne peuvent jamais s’écarter du Soleil qued’une élongation limitée,comme nous Pavons démontréci-dessus. En effet la Terre étant supposée au point T, il estclair qu’on peut tirer de ce point la droite TP, qui cou-pant les trois orbites, formera avec la droite TS tirée ducentre du Soleil au centre de la Terre , l’angle donnéS T P', partant la Terre étant en ce lieu, & Saturne fe trou-vant, par exemple, en ce moment au point F de son orbite,son élongation au Soleil fera pour lors observée fous san-gle ST F. Ensuite quand laTerre, vue du Soleil, fe trouveraen conjonction avec quelqu’une des trois Planètes supé-rieures , cette même Planète vue de laTerre paroîtra aucontraire en opposition * au Soleil, de maniéré que nousappercevrons alors le Soleil & la Planète dans deuxpoints du Ciel diamétralement opposés.

Méthode de C’est pourquoi si l’on obfervoit, par exemple , du So-Kms'Hqu’une 6 leil la conjonction de laTerre à une Planète supérieure,telle que Saturne, il est certain que peu de tems aprèsemployer de- cette conjonction , comme le mouvement angulaire dejonction ou” - la Terre à l'égard du Soleil est beaucoup plus rapide quenTsoleiHus n ’ e ft celui de Saturne, on verroit du Soleil la Terre s’é-carter de plus en plus chaque jour de la Planète. En effet

* Les Astronomes ont toujours été fort attentifs à observer les Planètes supé-rieures, aux tems de leur opposition au Soleil ; car c’est alors le seul cas auquelelles paroissent de la Terre avoir la même longitude que si on les obfervoit duSoleil, c'est-à-dire , du foyer de leur orbite. Dans tout autre tems il faut ré-duire le Lieu observé de la Planète, au Lieu du Ciel où elle paroîtroit vue du So-leil : ce qui ne sçauroi t se pratiquer facilement, parce qu’il faut supposer qu’onconnoisse la distance du Soleil & de la Planète à la Terre ou la Parallaxe dugrand orbe ; au lieu que dans les oppositions des Planètes au Soleil , on connoítimmédiatement par observation } la vrai longitude de la Planète,

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