ASTRONOMIQUES.
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CHAPITRE SEIZIEME.
Du Mouvement des Planètes Supérieures, Mars ,Jupiter & Saturne , & des Phénomènesqui en résultent,
P Uisque nous nous sommes arrêtés dans íe Chapi-tre précédent à expliquer les phénomènes que pro-duisent à notre égard les divers mouvemens de la Terre& des Planètes inférieures, il paroît convenable de dé-velopper ici, autant qu’il fera possible, ceux qui appar-tiennent à chacune des trois Planètes supérieures. On sup-posera donc que A B CT soit Porbite de la T erre, & queMarSjJupiter & Saturne tournant autour du Soleil, chacunsdans son orbite achevent leurs révolutions dans des temsdifférens & à diverses distances de cet Astre lumineux. Soitaussi PQV une partie du Zodiaque, dans le Ciel étoiléoù les Astronomes sont obligés de rapporter les mouve-mens des Planètes. II paroît d’abord évident que ces mê-mes Planètes vues du Soleil, doivent se trouver quelque-fois en conjonction ou en opposition avec la Terre, c’est-à-dire que si l’on suppose l’une des trois Planètes , telleque Saturne, par exemple, en t> , la Terre fe trouvantalors au point M dans la ligne droite qui joint les centresde Saturne & du Soleil, l’une & l’autre Planète vue duSoleil fera observée en ce cas en conjonction. La Terrepeut encore se trouver dans la même ligne droite, mais del’autre côté du Soleil comme en B , auquel cas l’on verradu Soleil la Terre & Saturne en opposition ; ce qui for-gera une apparence toute contraire à celle que l’on ob-seryeroit de la Terre : car c’est alors que Saturne doit
Planche VI.Bg. x.