3 2o INSTITUT ION S& cela à quelque heure que ce soit quand la Lune est surrhorison , au lieu qu’on n’a pas encore réussi à y fairel’observation du premier ni des autres Satellites. Or puis-qu’on vient d’exposer tout-à-l’heure par quel moyen onpourroit remédier au défaut des Tables des Satellites deJupiter, il est à propos de dire ici comment on doit par-venir à connoître Terreur desTables Lunaires, 6t par con-séquent à prédire, peut-être mieux qu’à une minute de de-grés près, le vrai lieu de la Lune pour un méridien donné.
M. Hallei après avoir restitué un passage de Pline où ilest parlé du Saros Caldaique, ou retour périodique desEclipses après 22 z lunaisons, avoir fait usage de cette pé-riode dès Tannée i 6S 4. pour en déduire les inégalités dumouvement de la Lune. En effet on reconnut bientôtque dans les conjonctions ou Eclipses de Soleil, & en-suite dans toutes les autres phases, les erreurs des Ta-bles se répétoientà chaque période, lorsque la Lune étoità même distance du Soleil, ôc dans une position semblabledu Lieu de son Apogée à l’égard du Soleil. Il n’y a doncpas de voie qui paroisse aujourd’hui plus certaine pour dé-terminer les longitudes par Approximation, le mouvementde la Lune étant si rapide* que 2', & quelquefois z'i dansson Lieu apparent, répondent à un degré de longitude.
* Quand on observe en Mer la distance de la Lune au Soleil, ou aux Etoilesfixes, si l’on se sert du nouveau Quartier de réflexion inventé par M. Newton ,on ne s’apperçoit plus du mouvement du vaifl'eau, & par conséquent on peutdéterminer mieux qu a une minute près , par diverses opérations réitérées , levrai lieu de la Lune de la maniéré qui fera enseignée ci-après page 3 96 . Or soitqu’on mesure ces distances, soit que la Lune éclipse quelque Etoile , il est certainqu’on aura tout.ee qu’on peut désirer pour déterminer les longitudes tant fur Merque fur Tc-rre, files Astronomes nous donnent une fuite complété d’obscrvationsdu mouvement de la Lune pendant une période entiere de 18 ans, & siippoíé qu’ilsen publient tout le détail , ou qu’ils nous apprennent seulement, après avoircomparé les Tables aux observations pendant une ou plusieurs périodes , quellessont les erreurs de ces mêmes Tables dans chaque point de l’orbite lunaire, pen-dant deux révolutions de l’Apogée,ou une révolution des nœuds. On pourroit austiobserver en mer avec une Lunette de 4 à 5 pieds l’instant auquel une Etoile setrouve dans la ligne des cornes, ce qui donnera la conjonction apparente : maisil n’y a rien de plus précis que les occultations des Etoiles fixes par. la Lune, sort«u’il en arrive, ce qui estalìèz. fréqueoî lorsque cet astre se trouve dans les hyades.
CHAPITRE