ASTRONOMIQUES. 323
Planètes, il semble qu’elles ne devroient jamais sortir duZodiaque. Mais pourquoi le Zodiaque renfermeroit-il lecours des Astres, pourquoi les restraindre à un si petitespace? Le petit nombre des corps célestes qui font lesseuls qui paroissent se mouvoir, décrivent des orbitesdifférentes les unes des autres ? Pourquoi donc n’y au-toit-il pas d’autres corps célestes qui auroient chacunleurs routes particulières à parcourir, quoique fort éloi-gnées de celles des Planètes ? Ce Philosophe ajoute en-core qu’il faudroit pour les reconnoître, avoir recueilliune suite non interrompue d’Observations des ancien-nes Comètes qu’on auroit vues ; mais que faute d’un telsecours , ces Observations ne lui étant pas parve-nues , ôc l’apparition des Comètes étant d’ailleurs assezrare, il ne croyois pas qu il fût possible dans le siecle où ilvivoit, de parvenir à régler leurs mouvemens, ni le te m 5de leurs révolutions périodiques ; qu’ainsi il ignore en-tierement le tems de leurs réapparitions 6c la loi suivantlaquelle elles doivent revenir à même distance de laTerre ou du Soleil. Enfin il prédit ce qui est arrivé versla fin du dernier siecle. « Le tems viendra* que les secrets« les plus cachés de la nature seront dévoilés 6c mis au» plus grand jour par la vigilance 6c par l’attention que» les hommes y apporteront pendant une longue fuite^ d’années ; un siecle ou deux ne suffisent pas pour une« aussi grande recherche. Un jour viendra que la postérité« fera étonnée de ce que nous aïons ignoré l’explication» d’un phénomène aussi simple ; sur-tout lorsqu’après avoir« trouvé la vraie Méthode d’étudier la nature, quelque
grand Philosophe sera parvenu à démontrer dans quels« endroits des Cieux les Comètes se répandent, combien
* 3’Veniet tempus quo ipíà quse nur.c latent, dies extrahet & longions tevi3 ) diligentia. Ad inquisitionem tantorum aetas non una lufïìcit. Veniet tempus quo3 ) poíteri nostri tant aperta nos nefcifl'e mirabuntur.Erit qui demonstret aliquando3> in quibus Comète partibus errant, cur seducti à cseteris eunt, quanti qualesque*) íùnt,
Ssij
Opinion deSeneque tou-chant les Co-mètes.