ASTRONOMIQUES: Zz,
La même chose est confirmée par la courbure appa-rente de la route des Comètes. Car tant qu’elles se meu-vent aísez vite, elles parcourent à très-peu-près des arcsd’un grand cercle : mais fur la fin de leur apparition, lors-que cette partie de leur mouvement apparent qui doitêtre attribuée à la parallaxe de l’orbe annuel, devient tropconsidérable relativement au mouvement propre des Co-mètes (ou qu’elles auroient si la Terre demeuroit aumêmepoint de son orbe ), alors ces Astres paraissent se détour-ner de leur route ordinaire ou s’écarter de la circonfé-rence d’un grand cercle; ensorte que si la Terre se meutd’un côté, elles semblent au contraire emportées selonune direction opposée. Les différences de parallaxes quifont causées chaque jour par le mouvement de la Terrefur son orbe, étant donc alors très-sensibles, l’observationqui en a été faite plusieurs fois, a fait enfin conclure quevers le commencement ou la fin de l’apparition des Co- il est démon,me tes, leur distance n’étoit pas si excessive que quelques meteTpcuventPhilosophes Pavoient supposé;mais qu’elles fe trouvoient i^région^esalors bien au-dessous de Porbite de Jupiter. De-là on est Planètes,bientôt parvenu à conclurre qu’au te m s de leur Périgéeou de leur Périhélie (les Comètes paraissant alors sous unbien plus grand angle, parce qu’elles sont beaucoup plusproche de la Terre ) elles dévoient descendre au-dessousdes orbites de Mars,ôt de la Terre : quelques-unes ont aussidescendu au-dessous de Porbite des Planètes inférieures.
En effet à mesure qu’elles s’éloignent de la Terre enRapprochant du Soleil, elles paraissent bien plus éclatan-tes,& leur lumière devient plus vive de jour en jour. C’estpourquoi le diamètre apparent d’une Comete s’obferveen ce cas d’autant plus petit qu’elle s’approche du So-leil : comme en effet elle ne fçauroit s’en approcher, fanss’éloigner de la Terre, le Périgée d’une Comete arrivantquelquefois vingt ou vingt-cinq jours avant son passagepar le Périhélie. T t ij