ASTRONOMIQUES. zz?
restent jamais fixes au même lieu du Ciel où l'on a com- Du mouve*mencé à les appercevoir. Elles s’en éloignent peu à peu j ™ en r éeí de^ôc semblent bientôt après se répandre indifféremment Comètes,dans toutes les Constellations. Les Anciens n’avoientque trop souvent remarqué ce mouvement ; en sorte qu’ilsn’auroient fans doute jamais placé ces Astres au rang desPlanètes, si de même qu’aux six Etoiles errantes, ils neleur eussent connu un cours particulier. CertainementSeneque ne l’ignoroit pas, puisqu’il remarqua que lesComètes décrivoient une ligne droite dans le Ciel, ouselon quelques Astronomes, un grand cercle de la Sphè-re. Dans le Chapitre 8. du 7 me Livre de ses QuestionsNaturelles , il dit que le cours des Comètes n’est pas im-pétueux ni semblable à celui des tourbillons de vent quicausent les tempêtes formées dans notre Athmosphere;mais toujours tranquille , se faisant avec ordre, ôt suivantune route déterminée. 11 parle au Chap. 29. des deuxgrandes Comètes qu’il observa, dont Tune, dans l’espacede six mois parcourut la moitié du Ciel, 6c f autre dutems de FEmpereur Claude, parut d’abord au Septen-trion , ensuite sembloit s’élever continuellement, 6c celaen ligne droite jusqu’à s’éloigner hors la portée de fa vue.
Pour connoître méchaniquement ou à peu près la rou- foy"rYe courste d’une Comete dans les cieux, on pourra se servir d’un apparent de»
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globe céleste, sur la superficie duquel soient exactementplacées les Etoiles, chacunes dans leurs Constellations.
On comparera tous les jours la Comete aux quatre Etoi-les les plus proches, 6c que l'on aura choisies de maniéréque la Comete se trouve dans l’intersection des deux li-gnes tirées de chaque Etoile à celle qui lui est opposée ;ce qui se peut pratiquer par le moyen d’un fil tendu à lavue simple ( ou plutôt dans la lunette ) 6c que l’on ferapasser par la Comete 6c par les Etoiles : il y en a un sigrand nombre de très-petites qu’on pourra souvent répé-
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