35 & INSTITUTIONS
veuille excepter Mars ôc Mercure qui ont une ex-centricité un peu plus grande que les autres Planètes»Mais on doit bien remarquer que le Soleil se trouve tou-^jours au foyer commun de toutes les orbites tant des Pla-nètes que des Comètes, ôc que généralement tous les As-tres se meuvent autour de ce point ou foyer, sans s’écarterde cette fameuse loi constante, qui consiste à décrire desaires proportionnelles aux tems. Or il fuit de là que lesComètes font assujetties de même que les Planètes à fes-ser de la gravitation qu’on peut bien considérer commeune pésanteur universelle vers le Soleil.
Dans quels On volt présentement la raison pourquoi les Cornerezínetessemeu- ne doivent être uniquement apperçues que lorsqu’ellesve ux a &dans descendent dans la partie la plus basse de leur orbite ,quels tems ei- c'est-à-dire , vers le Soleil ; car comme elles remontentensuite vers la partie la plus baute, qui est Pextrémité dupremier axe de leur orbite, elles s’éloignenr par consé-quent du Soleil; ôc venant à parcourir des régions fortéloignées, elles se trouvent en ce cas hors la portée denotre vue. On comprendra ceci d’autant plus facilementqu’il est nécessaire de considérer deux causes principales deleur peu de lumiere;car outre qu’elle diminue ôc qu'elle estbien moins vive à mesure qu’une Comete s’éloigne du So-leil ( dont elle nous réfléchit les rayons de la même manié-ré que les Planètes ) il arrive aussi que le diamètre apparentdes Comètes diminue à mesure qu’elles s’éloignent, jusqu’à devenir insensible à notre égard. On doit aussi remar-quer que vers le tems de leur passage par f Aphélie lors-qu’elles parcourent les régions les plus éloignées du So-leil, leur mouvement doit être prodigieusement lent; c'estpourquoi dans des orbites aussi excentriques, il doit arriverqu’elles seront comme immobiles au tems du passage parPAphéiie , ôcqu’au contraire leur mouvement doit se faireavec une rapidité prodigieuse au tems du passage par le