ASTRONOMIQUES. 341avec au moins autant de précision que celui des Planètescalculées fur les meilleures Tables Astronomiques , ôcquoiqu’il soit vrai de dire que les Comètes ont une bienplus grande inégalité réelle dans leur mouvement quenos Planètes ( puisque l’excentricité de leur orbe est infi-niment plus grande ) cela n’empêche pas néantmoins queleur orbite calculée ne réponde aussi parfaitement aux ob-servations que celles des Planètes, parce que la réglé desaires proportionnelles au tems paroît générale & constantepour tous les corps célestes, ôc se trouve par là confir-mée merveilleusement. Or la théorie de M. Newton surles Comètes a paru d’autant plus véritable qu’elle ne sup-pose d’autres causes physiques que celles qui font com-munes à toutes les Planètes , tous ces Astres étant assu-jettis constamment aux mêmes loix, ôc les ObservationsAstronomiques s'y étant accordées si parfaitement jus-qu'à ce jour.
Les Observations des Comètes dontTycho s’étoit déjaservi si utilement pour renverser l’opinion des Sectateursd’Aristote, n’ont gueres été plus favorables en ces dernierstems aux Tourbillons imaginés par Desoartes ; puisqu’ons'est ensin apperçu qu’au moins la moitié des Comètesobservées jusqu’ici, avoient un cours opposé ou directe-ment contraire à celui des Planètes. Quand U escarrescomposa son fy sterne sur les débris de la Philosophie d’A-ristote , il ne sçavoit gueres P Astronomie de son tems,comme on le verra ci-après. II n'ignoroit pas cependantau sujet des Comètes ce que Tycho avoir découvert,c'est-à-dire, qu’il étoit impossible que ces Corps fussentrépandus dans notre air. Mais comme les Cieux solidesn’avoientété imaginés par Aristote que pour retenir cha-que Planète ou les empêcher de s’échapper par la tan-gente , ôc qu’il avoir, pour ainsi dire, précipité par cetteraison, toutes les Comètes au-dessous de la Lune , cette
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Cette grandedécouverte deM. Newtonfur la vraiethéorie desComètes aparu si belle& si intéressan-te qu’elle aanéanti tout-à-coup les hy-pothèses desautres Astro-nomes.