ASTRONOMIQUES.
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CHAPITRE DIX-HUITIEME.
De la Sphere & de Jes différens Cercles.
C Omme il est certain que chaque Observateur, enquelque endroit deTUnivers qu’on le suppose, estexactement au centre de cette vaste étendue qui l’envi-ronne, puisqu’elle n’a point de bornes à son égard , oudu moins qu’il ne lui est pas possible d’en reconnoître leslimites ; il s’ensuit que toutes les fois qu’il considérerasoit de jour, soit de nuit,la profondeur ou l’étendue duCiel, elle doit nécessairement lui paroître comme unevoûte ou surface sphérique concave-, qui aura pour cen-tre le lieu que son oeil occupe. Car quoiqu’il soit néces-saire d’admettre à.des distances fort inégales, cette mul-titude prodigieuse d’Etoiles que nous voyons fous tant desortes de grandeurs différentes : néantmoins,comme cellesqui font les plus proches de nous , se trouvent certaine-ment à des distances presque infinies , il semble que rienn’est plus simple que d’imaginer, au lieu de plusieurs sur-faces concentriques, une feule & unique Sphere ou sur-face sphérique concave, qui sera regardée comme le ter-me le plus éloigné où l’on puisse rapporter touâ les mou-vemens,tant des Planètes que des autres Astres, que nousobservons dans les cieux. C’est pour cette raison que dansl’application des cercles de la Sphere nous ne devonstenir aucun compte de la distance de la Terre au Soleil,puisqu’elle est presque nulle en comparaison du demi-diametrè de la Sphere ou du Ciel étoilé.
Cela supposé, l’on doit concevoir maintenant, pour-quoi l’apparence du Ciel étoilé doit être exactement lamême à notre égard, en quelque endroit que la Terre se
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L’œil del’Observateurpeut toujoursêtre supposéau centre duCiel,
II importepeu,A ce sontles mêmes ap-parences, soitque l’œii du