ASTRONOMIQUES. 557que tous les Astres , c’est-à-dire, tout le Ciel étoilé sem-ble tourner autour de la Terre dans Pespace de vingt-quatre heures. Ce mouvement apparent s’appelle Diurne:on peut imaginer au contraire qu'il se fait par le moyen d’unpremier mobile qui entraîne la masse du Ciel, comme filaTerre étoit véritablement en repos, & que le Ciel tour-nât autour d’elle. Or le cercle qui est précisément situé àdistances égales entre les deux Pôles de la Terre,&c qu’onnomme l’Equateur , étant continué jusqu’au Ciel étoiléforme l’Equateur céleste ; de maniéré que toutes les Etoi-les , ôc généralement tous les points du Ciel, excepté lesdeux Pôles, semblent décrire ou l’Equateur ou quelques-uns de ses parallèles; en forte qu’unde ces mêmes cerclesparallèles se trouve plus grand ou plus petit, selon queles Etoiles ou les drssérens points du Ciel par où il passe,font plus ou moins éloignés des Pôles.
L’Equateur ôc í’Ecliptique étant de grands cercles, secoupent nécessairement , comme nous Pavons dit, endeux parties égales ; ôt la section de leurs plans demeu-rant toujours parallèle à elle-même , regarde constam-ment les mêmes points du Ciel, sçavoir le commence-ment dV &, de ( car nous faisons ici abstraction de cemouvement très-lent par lequel l’axe de la Terre , ou l’in-tersection de PEcliptique ôc de l’Equateur rétrogradede $ o" par année. ) Ainsi lorsque le Soleil se voit dans lepoint de l’Ecliptique où se fait cette intersection, sçavoiren t; c’est-à-dire, lorsque la Terre se trouve réellementdans la section opposée en , c’est alors que le Soleil sem-ble décrire dans le Ciel par son mouvement diurne le cer-cle équinoctial, qu’on appelle autrement l’Equateur. C’estpourquoi le Soleil ne sçauroit décrire chaque année parson mouvement diurne que deux fois seulement PEqua-teur, sçavoir lorsqu’il vient passer à P u n ou à l’autre desdeux intersections de PEcliptique ôc de l’Equateurdont
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L’Equinoctiaîou l’Equateu!.;céleste.