ASTRONOMIQUES. 4,5de laTerre ATÍ oit de 1 400 lieùes , & E A d'environ20lieues :£T& CTseront chacun de 1420 lieues , dont lequarré fera égal aux quarrés TA ÔC C A, 6c par consé-quent si du quarté de CT on ôte le quarté de AT,il restera le quarté C A , c’est-à-dire, si de 20 t 6400 onôte 1960000, il restera 56400 pour le quarré de la li-gne C A , dont la racine est 2 } 7 d. Ainsi C A est à EA ,comme 2577 est à 20, c’est-à-dire, à très-peude choseprès, comme 12 à 1.
Cela fait voir pourquoi on peut regarder le Soleil le-vant ou le Soleil couchant, fans que les yeux en soientblessés, au lieu qu’on ne fçauroit le regarder ainsi quandil est au Méridien ; car lorsque le Soleil est à l’Horison,ses rayons traversant un fluide aussi grossier que l’atmos-phere, rencontrent une infinité de particules qui voltigentdans l’air, qui les détournent ou les réfléchissent, ce quiaffoiblit d’autant le Soleil à l'horison. Mais puisque le So-leil b’affoiblit si fort, en traversant un espace aussi petitqu’est celui de l’atmosphere , il s’ensuit évidemment delà, que si notre atmosphère s’étendoit jusqu'à la Lune ,en conservant toujours la même densité, on ne pourroitaucunemeint voir le Soleil, & encore moins la Lune oules Etoiles-
Quoique la réfraction n’ait point été employée par lesAnciens dans le calcul des Observations astronomiques ,il paroît cependant qu’on n’en ignoroit point la cause dèsle XI. siécle *. Mais le premier qui en a publié quelquesObservations a été Bernard Walterus de Nuremberg, Lc
* Voyez ce qui a été écrit à ce sujet dans l’Optique de AI Hayfen Auteur Ara-be , qui a composé aussi un Traité fur les crépuscules. Vitellion écrivit ensuiteíùrleméme sujet, & cependant ni lui ni Copernic ou plutôt Walterusquia obser-vé la réfraction , n’ont pas jugé à propos d’en tenir compte dans les Observationsastronomiques, soit parce qu’ils n’ont pu parvenir à en découvrir la juste quan-tité , soit parce qu’elle n'étoit pas même encore assez connue vers l’Horison.Tycho-Brahéy réussit enfin , mais quoiqu’il eíit bien déterminé les réfractionshorisontales, il a été néantmoins obligé de supposer qu’ellescessoient entiere"ment au quarante-cinquieme degré de hauteur.
On expliquéici pourquoi-la lumière duSoleil estmoins vive àson lever ou àson coucher ,qu’à l’heure deson passage auMéridien.