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néantmoins ni lui ni ses Successeurs n’en ont fait aucun*usage pour corriger les Hauteurs méridiennes. En i j 8 3Tycho-Brahé reconnut enfin non seulement qu’elle sur-passoit 3 o' vers l’Horison, mais encore Terreur qu’uneplus petite réfraction vers 1 o à 12 degrés de hauteur, de-voir produire dans l’obliquité de l’Ecliptique, lorfqu’onobservoit le Soleil à Midi au solstice d’hiver. Ensuiteles Expériences qui ont donné lieu à la fameuse régléde Snellius, beaucoup mieux expliquée par Descartes,ayant fait connoître que les angles d’incidence étoientaux angles de réfractions dans un rapport constant*, feuM. Cassini entreprit de s’assurer s’il y avoir encore quel-que réfraction au 43 e degré de hauteur, ce qu’il nous as-sure avoir découvert prémierement avec un Gnomon de8 o pieds de hauteur, ensuite par d’autres Observations fai-tes avec des Quarts de cercles & Sextans garnis de lunet-tes. Car il faut sçavoir qu’après ì’appareil extraordinaire ôcles sommes prefqu’immenses que Tycho avoir employées& construire lesinstrumensles plus parfaits,il n’auroitgue-res été possible fans la réglé dont nous venons de parler,ou fans la découverte qui se fit bientôt après des lunet-tes qu’on appliqua aux Quarts-de-Cercles, de parvenirà s’assurer s’il y avoir effectivement environ H de ré-fraction à la hauteur du Pôle d’Uranibourg. Aussi ne doit-on pas être surpris si la Table de M. Caísini ne fut pas d’a-bord adoptée. Mais au retour d’un voyage fait en Cayen-ne par Richer en 1672 la réfraction d’une minute à lahauteur du Pôle fut généralement reconnue, 6c aprèsquelques légeres corrections, M. Cassini a publié laTabledont on se sert encore aujourd’hui : cette Table est assezconforme aux moindres réfractions d’Hiver. Dans ce tems--là M. Picard s’apperçut aussi en observant d’abord le 80-
* Cette rcgle n’a gueres lieu à l’égard de notre atmosphère qu’à plus de t o de-grés au-çleilus de l’Horison, Voyez les Tables de MM. Newton , Cajpni , &c.
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