ASTRONOMIQUES.
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CHAPITRE VINGT-DEUXIEME.
Où l’on traite des Parallaxes.
C Omme les mouvemens diurnes apparens tant desPlanètes que des autres Astres se font autour de l’axede la Terre , & non pas autour de l’œil de l’Observateurqui est à la surface, il est donc nécessaire de reconnoîtreune inégalité dans la vitesse apparente des corps céles-tes , puisque nous ne sommes plus au centre de leurmouvement. Car il est évident que si un mobile quel-conque parcourt uniformément la circonférence d’uncercle, il ne sçauroit y avoir d’autres points que le centreou dans l’axe de ce même cercle, d’où Pòn puisse obser-ver son mouvement égal 6c uniforme : il en est de mêmede tous les Astres que nous observons dans les cieux ;leurs lieux apparens, tels que nous les appercevons dela surface , doivent différer de leurs lieux véritables ,c’est-à-dire, de ceux que l’on observeroit du centre de laTerre. Or c’est cette différence entre le lieu vrai ôc lelieu vu qu’on nomme la Parallaxe.
Soit A B le quart de la circonférence d’un grand cer-cle tracé sur la surface de la Terre, dont T est le centre :soit aussi en A le lieu de l’Observateur à la surface, 6cdont le zénit doit répondre au point V du Ciel étoilé :ayant mené le grand cercle de la Sphere V N H , on ti-rera la ligne A D qui représentera l’Horison sensible. Sup-posons présentement un Astre en C, c’est-à-dire, dont ladistance au centre de la Terre soit TC } il est évident quesi l’on observoit cet Astre du centre de la Terre, son vrailieu paroîtroit au point E du Ciel étoilé ; en sorte que l’arc
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Le mouve-ment vu d’uncorps qui dé-crit uniformé-ment un cer-cle, ne sauroitparoítre égalni constant, sil’oeil n’est-pasau centre oudans Taxe ducercle.
La Parallaxe,ce que c’est.PlancheVIIFig. r--