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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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ASTRONOMIQUES. 429apparente yE de Pastre au zénit:, ôc sur-tout ne pasnégliger de remarquer les heures, minutes, secondes, ôcc.indiquées au même instant à la pendule. Ensuite on at-tendra que Pastre arrive au Méridien , ôc l’on aura soin demarquer encore fort exactement le moment de son passa-ge , soit en l’observant à la pendule , soit en déterminantla hauteur sur l’horison de quelque belle Etoile * , dont laposition soit donnée , ôcc. Car l’intervalle de tems écouléentre Inobservation de Pastre dans le cercle vertical, ôc sonpassage au Méridien étant converti en degrés, minutes ,ôcc. de Péquateur, donnera la valeur de Parc ALC de l’é-quateur qui fera la mesure de sangle V P S : c’est pour-quoi dans le triangle yPS, connoissant le côté y P disstance du zénit au pôle, comme aussi les angles VPS,

P y S , on aura donc Parc V S qui fera la vraie distance del’astre au zénit, laquelle étant retranchée de la distanceobservée ÌSE , le reste ou la différence S E sera la paralla-xe de hauteur.

Il faut bien remarquer que pour Convertir le tems en Comment ildegrés ôc minutes, ôcc. de Péquateur, où il faut se servir fems^enle-de la Table construite pour les heures, minutes , ôcc. du g rés > Sic -premier mobile, lesquelles font d’une durée un peu moinslongue que les heures solaires moyennes, puisqu’une ré-volution du ciel étoilé s’acheve en bien moins de temsque celle du Soleil; ôc cela suppose comme l’on volt,qu’à chaque révolution des Etoiles fixes, la pendule par-courre 24 heures, ôc que dans cet état elle avance chaque

* On peut remarquer ici que Tycho , Hevelius , &c. qui n’a voient pas d’horlogesassez, exactes , se sont presque toujours servis, avant l’invention des Pendules à se-condes, des hauteurs d’Etoiles observées avec leurs meilleurs Quarts-de-cercles, &cela aux environs du I er vertical ; car comme elles y montent ou descendent fortvite , cette observation leur donnoit le tems vrai, en supposent l’ascension droitedu Soleil connue. Ce qui est aisé à concevoir, puisqu’il ne s’agit que de résoudreun triangle dont on connoît les trois côtés, sçavoir, la distance de l’Etoile au Zé-nit, sa distance au pôle, & la distance du Zénit au pôle ; car sangle aupole étantconnu par-là , l’asceníion droite du milieu du ciel leur étoit donnée, & par con-séquent I’heure ou la distance du Soleil au Méridien.

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