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Institutions astronomiques / Pierre Charles Le Monnier
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ASTRONOMIQUES.

conséquent l’angle P VE, qui sera l’angle azimutal. D’unautre côté étant donnée Pascension droite vraie de l’astre,observée dans le Méridien , & partant le point de l'é-quateur qui a dû y passer au même instant, on aura parconséquentl’angle VP S\ ainsi dans le triangle P'P S étantdonnés les deux angles P V S Ì VP S 3 ôt le côté , on.pourra découvrir enfin la valeur du côté V 5 , qui fera lavraie distance de Pastre au zénit, laquelle étant retran-chée de la distance apparente VE> le reste «S E fera la pa-rallaxe de hauteur.

11 est important lorsqu’on veut bien connoître les afcensions droites des astres , d’y employer quelque métho-de plus précise que celle des tems écoulés à l’horloge àpendule : cela est évident * surtout si l’on veut tenter quel-qu’opération délicate ; car Perreur d’une seconde de temsdont on pourroit s’être trompé, soit en comptant, soitdans les passages observés de Pastre & de PEtoile aux filsde la lunette, en produit une de i 5 secondes de degrésdans les ascensions droites, & cela à raison de 24 11 . pour3 6 o°.

Si l’on n’a pas la commodité d’observer les passages auMéridien, il faudra recourir à d’autres observations faitesà pareilles distances vers l’Occident , ce qui supposequ’on observe avec un Quart-de-cercle les mêmes hau-

* Ceux qui les premiers ont recherché les parallaxes de Mars & de Venus en yemployant des différences en ascension droite observées , se sont bien donné degarde de publier tout le détail de leur observation , puisqu’il doit s’ensuivrenécessairement que les observations.même pourroient donner des différences entens contraire à ce qui a été conclu au sujet de la parallaxe. Or de toutes les mé-thodes publiées par Diggeseus,& lesTichoniciens, la meilleure & celle qu’il auroitété le plus à propos de pratiquer jusqu’ici dans la recherche des parallaxes deMars Achronique, c’est, à ce qu’il semble, la derniere qu’on vient de proposer : &c’est auíïi celle que Kepler avoir tentée le premiersur les observations de Tycho ;mais comme il est trop difficile de mesurer exactement la distance de l’astre àcelle des deux Etoiles qui est occidentale ou orientale , & cela à cause du mouve-ment diurne , il faudroit, pour y réussir, que la lunette garnie d’un bon micro-mètre , fut montée sur l’instrument astronomique de M. Graham ( décrit dansl’optique de Smith) & de plus qu’une grosse horloge fit mouvoir uniformémentcette machine d’Orient en Occident, pour lui faire suivre l’astre & l’Etoile fixe ,lorsqu’on les auroit placés fous les fils.

Iiiij

Les paralla-xes preíqu’in-fensibles duSoleil, deMarsou de Venus ,ne doivent pasêtre recher-chées,en y em-ployant les aCcensions droi-tes , déduitesdes tems é-coulés à lapendule.