ASTRONOMIQUES. 445
latitudes, on peut dire qn’il n’en est pas de même lorfqu’il.s’agit d’y procéder quand la Lune ne parvient pas tout-à-fait au zénit de l’Observateur, ainst que l’ont tenté en pa-reil cas Copernic, Tycho *, ôcc. car la Lune étant obser-vée en P dans fa plus grande hauteur méridienne possibleH P , l’arc 0 P fera fa parallaxe de hauteur, c’est-à-dire ,la différence entre son lieu vu du point V y 6c son vrai lieu,tel qu’il paroîtroit du centre de la terre C; d’où Ton voirque la plus grande latitude possible , ou la plus grande dis-tance PAL de la Lune à l’équateur, doit toujours paroîtredans la Zone glaciale, & dans presque toute l’étendue dela Zone tempérée plus petite que la véritable OAL : maisparce que ce fera tout le contraire fi la Lune est obser-vée dans fa plus grande latitude en p ; c’est-à-dire , puis-que fa plus grande latitude ou déclinaison apparente ALp ,doit surpasser la véritable ALo , toutes les fois que la Lunefera dans fa plus petite hauteur méridienne Hp , cettediversité d’afpect fournit un moyen.de découvrir la paral-laxe. Eni effet la question fe réduit uniquement à détermi-ner une quantité qui étant variable suivant une raison don-née, corrige tellement les arcs PAL , ALp , qu’il en ré-sulte les deux plus grandes latitudes possibles, Australes ôcBoréales de la Lune, parfaitement égales.
Si la Lune est dans le colure des Solstices, ôc dans fesplus grandes latitudes à l’heure de son passage au Méri-dien ; voici de quelle maniéré l’obliquité de i’écliptiqueétant connue, on pourra découvrir fa parallaxe : soit l’arc0 P—u , Pp = a, PAL — b , Tare OAL fera par conséquentégal à «-H £ : mais parce que, selon le Théorème dé-montré ci-dessus , les arcs 0 P, op font entre eux commeles sinus des angles Z VP ^ Z JSp connus par observation,c’est-à-dire, dans un rapport qu’on peut exprimer par ce-lui de m : n , on aura l’arc op = ~ , & partant AI p — op
K K K ij
* Voyez œujfi-ce qui a été pu-blié par M.Hallei à la finde son Catalo-gue des EtoilesAustrales.
Planche
VIII.
Fig. C.